La deuxième saison du feuilleton de l'Hadopi s'arrête ici, dans son volet parlementaire. Les sénateurs ont rempli leur formalité en expédiant en une matinée la deuxième lecture du projet de loi Création et Internet, qu'ils ont adopté sans apporter de modification. La loi pourra être promulguée après l'avis du Conseil constitutionnel.

Mercredi matin, les sénateurs ont adopté par 189 voix contre 14 le texte du projet de loi Création et Internet sans y apporter la moindre modification. Les sénateurs socialistes avaient choisi de ne pas participer au vote, au prétexte fumeux de ne pas jouer les « supplétifs » de la majorité.

Dans un Sénat aussi dépeuplé qu’en première lecture, seule la voix de la sénatrice Samia Ghali a tranché avec le consensus socialiste ambiant. Elle a eu l’audace de s’opposer à la position de son groupe pour dénoncer un « projet inefficace, dépassé, trop complexe, archaïque, liberticide et ringard« , et de voter seule contre l’article 2 qui crée l’Hadopi. Alors qu’elle avait cherché jusqu’à la dernière minute des soutiens dans les couloirs du Sénat parmi les socialistes, la sénatrice a dû prendre son courage à deux mains pour plaider seule contre l’Hadopi. Il fallait le remarquer.

L’ensemble des six amendements déposés ayant été rejeté, et le texte ayant été adopté, la navette parlementaire s’arrête ici. Le texte pourra être promulgué le mois prochain après la saisine du Conseil Constitutionnel, promise par les députés socialistes. A condition que le Conseil ne censure pas l’essentiel du texte.

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