Pour défendre la loi Création et Internet, la Sacem avait convoqué lundi les journalistes devant 30 artistes sociétaires de la Sacem, venus prêcher la bonne parole. Mais tous, à l'exception de Gotan Project, sont directement liés aux majors du disque ou aux lobbys qui défendent la riposte graduée... Les débats de la loi Hadopi en direct : hadopi.numerama.com

Ce lundi matin à 11H au Théatre de l’Odéon, la Sacem organisait à l’Odéon une ultime opération de communication pour demander aux journalistes de relayer sa propagande pro-Hadopi. Parmi les 10.000 artistes qui ont signé la pétition en faveur de la riposte graduée (ou plutôt en faveur d’un message extrêmement flou destiné à glaner un maximum de signataires sans préciser ce qu’il y a derrière la loi Création et Internet), la Sacem avait invité 30 artistes à s’exprimer devant les médias.

Etaient-ils représentatifs, alors qu’il s’agit de 0,3 % des signataires de la pétition, et surtout de seulement 0,02 % de l’ensemble de ses 124.000 sociétaires de la Sacem (chiffre de 2007, en constante progression) ?

Il est permis d’en douter au regard de la liste, pour laquelle nous avons ajouté systématiquement le nom de leur maison de disques mère, et quelques informations complémentaires :

Françoise Hardy : EMI
Danny : Sony Music
Aldebert : Warner
Louisy Joseph : Warner
Sanseverino : Sony Music
Alain Chamfort  : XII Bis Records (dirigé par le président du SNEP Gilles Bressand)
Christophe Mae : Warner
William Baldé : Warner
Jean Fauque : EMI
Claude Lemesle : Administrateur de la SACEM
Renan Luce : Universal Music
Didier Lockwood : Universal Music
Agnès Bihl : Naïve (plus gros label indépendant français)
Bernard Cavanna : Musique Française D’Aujourd’hui, label cofondé par le ministère de la Culture, Radio France et… la Sacem
Maxime Le Forestier : Universal Music
Thomas Dutronc : Universal Music
Gotan Project : Ya Basta ! Records (a priori le seul sans lien direct avec une major ou un lobby du disque)
Ridan : Sony Music
Ycare : Nouvelle Star 2008 (sic), distribué par Sony BMG
Da Silva : Tôt ou Tard (dirigé par Vincent Frèrebeau, membre du Conseil de la création artistique à la demande de Nicolas Sarkozy, président de l’UPFI)
Bertrand Burgalat : artiste et producteur, patron du label Tricatel (et formidable retourneur de veste puisqu’il s’était opposé à Denis Olivennes)
Jean-Patrick Capdevielle : Sony Music
Philippe Lavil : Sony Music
Tété : Sony Music
Daphné : Universal Music
Yves Simon : Sony Music
Arthur H : Universal Music
Stanislas : Universal Music

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