Et si le piratage, en banalisant la création musicale, permettait de mettre mieux en lumière les musiciens les plus créatifs ?

Il y a une chose pour laquelle l’industrie du disque peut véritablement détester Internet, et ça n’est pas le piratage. Ou plutôt ça n’est pas l’effet le plus attendu du piratage. Avec le développement des réseaux peer-to-peer et des sites d’écoute de musique en streaming comme Deezer ou Last.fm, le grand public a commencé à écouter beaucoup plus de musique qu’auparavant, dans des genres beaucoup plus variés. Et à fouiller.

Or en fouillant en dehors des sentiers battus des grands médias, ils ont découvert qu’ils étaient les victimes inconscientes d’une escroquerie culturelle de grande ampleur : toutes les chansons diffusées sur les grandes radios nationales depuis vingt ans sont les mêmes, à quelques nuances près.

Un secret largement partagé par les musiciens et par les amateurs de musique alternative, qui se révèle cette fois au grand jour et risque d’accroître encore davantage la désaffection du public envers l’industrie musicale. Telle la chaîne de télévision allemande qui avait diffusé à une heure de grande écoute les secrets des grands magiciens, le groupe parodique australien The Axis of Awsome a compilé des dizaines de chansons dans un seul medley qui prouve, selon eux, que « tout ce dont vous avez besoin pour devenir une pop star est de quatre accords simples« .

Où l’on comprend mieux comment Microsoft peut générer automatiquement de la musique adaptée à un chant improvisé :

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