Uploader un contenu pour le streamer était une barrière trop importante à l'usage pour que Stream Nation continue d'exister. Pour remédier à ce problème, son fondateur se lance dans le streaming sans besoin d'upload préalable.

La qualité de l’expérience utilisateur est vitale pour toute startup. L’utilisateur doit faire un effort inférieur au bénéfice qu’il reçoit pour qu’il utilise durablement le service. Stream Nation, startup fondée par le co-fondateur de Deezer, vient d’en faire l’expérience avec un problème majeur : l’upload d’un contenu vidéo est trop long pour que le client soit satisfait. Problème technologique ou raison invoquée pour couvrir autre chose, nous n’en saurons rien. Mais le nouveau projet né des cendres de cette startup s’annonce intéressant à suivre.

Il semblerait que Jonathan Benassaya et son équipe aient identifié une solution qui permet de rendre disponible en streaming un contenu sans avoir à l’uploader.

Le message d’annonce de la fermeture de Stream Nation (prévue pour le 8 mars 2016) inclut une présentation succincte de Project Noah. Ce projet a pour lourde tâche de résoudre le problème qui a entraîné la mort du service de streaming. Il semblerait que Jonathan Benassaya et son équipe aient identifié une solution qui permet de rendre disponible en streaming un contenu sans avoir à l’uploader. La promesse est très intéressante pour le commun des mortels qui n’auraient plus à attendre pour partager une vidéo. Si cette promesse est tenue, c’est un boulevard qui s’ouvre pour ce nouveau projet. Mais garre aux belles idées qui ne peuvent pas être tenues.

La justification de la fermeture tient la route, mais il ne faut pas oublier que l’upload de contenus n’était pas un problème pour la majorité des utilisateurs de Stream Nation. Le principe de fonctionnement de cette plateforme de streaming était de proposer un service de streaming privé entre personnes consentantes : vous pouviez accéder aux contenus uploadés par les personnes avec lesquelles vous étiez connectées sur Stream Nation. La règle du 1 % devait certainement s’appliquer, et donc seulement 1 % des utilisateurs de la plateforme se chargeait de mettre à disposition la totalité des contenus disponibles.

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Ces 1 % ne devaient pas s’arrêter au fait de devoir attendre pour mettre à disposition des contenus. L’enjeu de la plateforme Stream Nation semble plus avoir été la monétisation de leur service, qui coûte cher à maintenir, face aux ayants-droit. Dans ce domaine d’activité au bord de la légalité, être sous les feux de la rampe signifie devoir fréquemment discuter avec les syndicats d’auteurs et autres majors par avocats interposés. Un souci que pourrait aussi rencontrer Project Noah quand il verra le jour.

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