La marque lancera au début de l'année prochaine « Ready to share » son service d'autopartage P2P qui permettra de prêter sa voiture à des membres de sa communauté.

Lors du lancement de la troisième et actuelle génération de sa micro-citadine en 2017, Smart avait annoncé la possibilité d’installer un boîtier connecté permettant de louer son véhicule. Baptisé « Ready to share » ce service d’autopartage communautaire devait permettre aux propriétaires de mettre à disposition leur véhicule pour rentabiliser les moments où il reste inutilisé à son stationnement.

Deux ans plus tard, le projet ressort des cartons de Daimler, la maison-mère de Smart. À l’occasion d’une conférence dédiée au futur de l’autopartage qui se déroulait ce jeudi 29 août à Paris à laquelle Numerama a assisté, un représentant de la marque a annoncé son lancement en France et dans 9 autres pays en début d’année prochaine (Allemagne, Belgique, Italie, Espagne, Portugal, Pays-Bas, Autriche, Royaume-Uni et Suisse).

Déjà testé en Allemagne, le service capitalise sur l’expérience de Daimler en matière d’autopartage en « free floating » (en « trace libre » en français).  Calqué sur le fonctionnement du service Sharenow (le nouveau nom de Car2go, qui appartient à Daimler), il permet au propriétaire d’une Smart d’accéder à une plateforme en ligne où il peut inviter ses amis, sa famille, ou toute autre personne de sa connaissance. Une fois l’invitation acceptée, sa communauté pourra utiliser l’application smartphone pour déverrouiller le véhicule. À l’intérieur, les clés sont dans la boite à gants, et pour clôturer la location, il suffit de verrouiller le véhicule sur l’application.

Pour rassurer les propriétaires, ces derniers restent maîtres des plages horaires de disponibilité et sont avertis par notification des différentes étapes de la location. Un partenaire assureur couvre la période de prêt et ils peuvent également choisir le coût de cette mise à disposition (si toutefois le propriétaire veut la faire payer).

L’application Smart permettra de partager sa voiture avec sa communauté. // Daimler

Une question de survie pour Smart

Avec un lancement en janvier 2020, l’arrivée de ce service devrait coïncider avec le passage de Smart au tout électrique. Un défi pour le constructeur qui est déjà peu rentable et positionné sur un marché de niche. Son salut passera donc peut-être par un business model repensé pour coller aux nouveaux modes de consommation. Ce service d’autopartage en est l’illustration et fait une incursion sur les terres de plateformes comme Drivy.

Rien n’est gagné pour autant et on lui souhaite un avenir plus radieux que l’expérimentation de « carlocation » menée par Nissan en 2017. Le constructeur japonais avait déployé en France cette offre qui permettait à plusieurs personnes de partager les mensualités de location et les coûts d’usage de la 5ème génération de Micra. Faute d’intérêt, ce mode de financement avait rapidement disparu.

Une voiture du service Sharenow à Paris. // Numerama

À Paris, la flotte de Sharenow doublée d’ici la fin de l’année

En tout cas, Smart et autopartage semblent déjà faire bon ménage puisque le service Sharenow connaît un beau développement. Lancé il y a dix ans, il regroupe à présent 20 000 véhicules dans 31 villes et 4 millions de membres. Ces véhicules ne sont pas uniquement des Smart, mais ces dernières permettraient au service de se poser comme la plus grande flotte de véhicules électriques en autopartage.

À Paris, le service a été inauguré début 2019 et est uniquement composé de Smart électriques. Face à ses résultats satisfaisant, son responsable, Mathieu Bernasconi, (Business Development Manager de Share Now pour la France et la Belgique), nous a confirmé que la flotte de 400 Smart Fortwo EQ sera doublée d’ici la fin de l’année…

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