L’étau se resserre autour du FSD en Europe. À mesure que le système de conduite entièrement automatique (CEA) supervisée se déploie dans plusieurs pays voisins, d’autres font déjà part de leur réserve, comme la Suède ou la Finlande, voire carrément de leur refus. C’est le cas malheureusement de la France, a-t-on pu apprendre du ministre des Transports, Philippe Tabarot, un peu plus tôt cette semaine le 22 juillet 2026.
Et les mauvaises nouvelles s’enchaînent pour Tesla, puisque c’est désormais au tour de l’Espagne de mettre des barrières au logiciel américain. À la suite d’un message envoyé par un internaute sur LinkedIn, le ministre local de l’Industrie et du Tourisme, Jordi Hereu, a répondu le 23 juillet 2026 qu’une homologation du FSD imminente n’était pas à prévoir.
Danger en vue pour le vote européen ?
C’est ce qu’on appelle une douche froide pour les propriétaires de Tesla en Espagne. Le message du ministre est assez explicite : « Notre équipe travaille en coordination avec d’autres pays et la Commission européenne. Également avec la DGT (Direction générale du trafic) et, au niveau international, avec l’ONU. Rien d’imminent n’est prévu et, dans tous les cas, il n’y aura aucune décision unilatérale qui ne soit pas coordonnée avec l’Europe. »

De la même manière qu’avec la France, l’espoir pour les Espagnols de voir arriver le FSD est donc d’attendre une homologation à l’échelle européenne, qui pourrait intervenir après un vote. Pour que le FSD soit officiellement reconnu dans toute l’Union européenne, il faudra que 15 États membres sur les 27 votent en faveur, et surtout qu’il représente 65 % de la population.
Dans le cas contraire, pas de logiciel de conduite autonome supervisé, et toutes les précédentes autorisations sont révoquées. Il ne faudra alors plus s’en remettre au principe de reconnaissance mutuelle, mais attendre que l’Europe aboutisse de son côté sur un cadre réglementaire.
Si la France, l’Espagne, la Suède émettent d’ores et déjà des réserves, on se doute que leur vote sera en défaveur de l’homologation. À ce stade, si l’on suppose que les pays restants sont pour, le FSD pourra être homologué. En revanche, il ne faudrait pas que l’Allemagne ou l’Italie, qui pèsent lourd dans la balance, s’opposent à l’arrivée du logiciel.
L’hôpital qui se fout de la charité ?
Ce refus est plutôt étonnant, presque grotesque même. Comme Numerama le relayait au début du mois de juin 2026, Uber a signé un partenariat avec le Chinois WeRide pour opérer des taxis autonomes en Europe. Et où les premières expérimentations vont-elles avoir lieu ? En Espagne… à Madrid.
La capitale espagnole a été choisie pour son « cadre réglementaire clair » et pour son « environnement urbain qui connaît l’une des croissances les plus fortes en Europe ». Autant dire qu’il y aura de quoi faire jaser, tant le décalage est net.
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