Des termes liés au monde de la défense viennent de recevoir une traduction le 11 décembre. Deux d'entre eux concernent le monde informatique.

La commission d’enrichissement de la langue française a fait publier au Journal officiel du 11 décembre 2020 une nouvelle liste de termes, expressions et définitions, afin d’adapter en français des mots ou formules d’autres langues. Pour cette fois, c’est le registre de la défense qui a eu droit à une vague de traduction. Mais dans le lot, on trouve deux termes ayant trait à l’informatique.

Des termes informatiques liés à la défense

La première expression étrangère concernée est « bug bounty ». La commission propose de la traduire par « prime à la faille détectée ». Dans la définition qu’elle donne, elle explique qu’il s’agit d’une « rémunération octroyée par une organisation à un expert informatique indépendant qui découvre une faille de sécurité au sein d’un système informatique utilisé par cette organisation ».

Avec la numérisation croissante des forces armées, la sécurité des systèmes d’information est devenue capitale. D’ailleurs, la ministre des Armées Florence Parly a lancé début 2019 un programme de bug bounty pour que des « hackeurs éthiques » traquent les bugs dans ses systèmes, selon un protocole bien précis. Compte tenu de la sensibilité du domaine, les accès sont limités et les participants triés sur le volet.

Florence Parly
Florence Parly, ministre des Armées. // Source : Lisa Ferdinando

La seconde expression est « cyberwar ». Ici, la commission n’a pas rencontré de difficulté. Elle a simplement opté pour « cyberguerre ». Dans sa définition, elle parle d’une situation de «  conflit se caractérisant par un ensemble d’actions offensives et défensives menées dans le cyberespace ». Elle précise que ce sujet est en lien avec d’autres thèmes, comme la cyberdéfense, la cyberattaque ou le cyberespace.

Les thématiques de cyberguerre, cyberdéfense et cybersécurité sont justement celles qui se trouvent au cœur de notre univers médiatique Cyberguerre, où l’on aborde ces sujets, du banal hameçonnage qui attrape l’internaute trop imprudent à des menaces plus élaborées et mettant en scène des puissances plus imposantes que le simple script kiddie du dimanche.

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