Dennis Muilenburg a décidé de démissionner de Boeing, au terme d'une année marquée par une catastrophe industrielle liée au 737 Max.

Dennis Muilenburg ne passera pas les fêtes à la tête de Boeing. Dans un communiqué publié le 23 décembre, la multinationale a annoncé la démission de son PDG. Il sera remplacé par David Calhoun à compter du 13 janvier 2020. Ce dernier a indiqué qu’il croyait beaucoup au futur de l’entreprise, qui emploie 150 000 personnes dans le monde. Greg Smith, le CFO (Chief Financial Officer), assurera l’intérim. 

Cette annonce vient conclure une année 2019 très noire pour Boeing, marquée par la crise entourant le 737 Max en raison de deux crashs survenus coup sur coup. « Le Conseil d’administration a estimé que ce changement dans le leadership était nécessaire pour restaurer la confiance placée dans l’entreprise alors qu’elle travaille pour renforcer les liens avec les régulateurs, les clients et les autres parties prenantes », souligne Boeing. 

Boeing 737 MAX avion
Un Boeing 737 MAX en manoeuvre. // Source : Nathan Coats

Le PDG de Boeing n’a pas survécu à l’année noire

Alors qu’il était PDG de Boeing depuis 2015, Dennis Muilenburg n’a logiquement pas survécu à la débâcle liée au 737 Max. Pour le groupe, l’année 2020 s’annonce comme celle de la reconquête, alors que l’autorité de l’aviation civile américaine n’a toujours pas donné son feu vert pour une remise en service de l’avion. Un suspense qui a poussé Boeing à suspendre la production du moyen de transport qui a connu deux accidents mortels quelques minutes après un décollage (en Indonésie en octobre 2018 puis en mars 2019 au Kenya).

Après le deuxième crash, Dennis Muilenburg s’était fendu d’une lettre ouverte pour rappeler combien Boeing avait à cœur la sécurité de ses passagers, tandis qu’un fonds pour aider les familles des victimes a été mis en place. Cette communication de crise n’a pas empêché la catastrophe industrielle, sachant que des failles avaient été trouvées dès 2016 sur simulateur. Elle n’a pas aidé non plus l’intéressé à sauver sa tête.

Il incombera maintenant à son remplaçant de remettre Boeing sur de bons rails — ce qui ne sera pas une sinécure au regard de l’ampleur du scandale.

Crédit photo de la une : Acefitt

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