Google a intérêt à revoir sa communication autour de Stadia dans les mois qui viennent. Pour l'instant, les erreurs s'accumulent.

Google enchaîne les erreurs de parcours et de communication autour de Stadia, son service de jeu vidéo dans le cloud. La bourde du jeudi 21 novembre, seulement deux jours après la sortie du service, entre dans la deuxième catégorie : le compte Twitter officiel de Google Stadia a affirmé à un utilisateur italien que les jeux achetés bradés avec l’abonnement Stadia Pro disparaîtraient du catalogue si l’utilisateur arrêtait son abonnement. On comprend que les jeux gratuits soient liés à l’abonnement (Destiny 2, par exemple), mais que des jeux achetés soient conditionnés à une formule d’abonnement plutôt qu’une autre semblait bien absurde.

Capture d’écran du tweet en italien // Source : Numerama

Et c’est ce que Google a confirmé à FrAndroid et Numerama, contredisant les personnes tenant le compte : les jeux achetés restent dans votre catalogue. Si vous achetez un jeu en bénéficiant d’une promotion Stadia Pro, vous le garderez si vous repassez à Stadia normal. L’abonnement Stadia Pro, en plus de la 4K, propose des jeux gratuits et des réductions, mais ne sera plus obligatoire pour accéder au service dès 2020. Dès lors, si vous achetez un jeu en promotion, vous pourrez continuer à y jouer en 1080p sur Stadia normal si vous arrêtez votre abonnement. Et c’est tant mieux ainsi.

L’erreur de communication

Finalement, c’est bien plus qu’une telle erreur de communication soit possible de la part d’un géant de la tech comme Google qui inquiète. Les conséquences sont déjà là : le sujet a été repris sur les forums de jeu vidéo, Reddit compris, et la clarification de Google commence à peine à émerger. Et le fait que, dans les rédactions, nous ayons commencé à discuter du comment cela se passerait et à imaginer que ce soit effectivement possible est effrayant en soi : on est arrivé au moment où on assume que Stadia n’est plus à ça près. Ce qui est dommage pour une technologie si prometteuse.

À l’heure où ces lignes sont écrites, Google n’a toujours pas supprimé le faux tweet.

Crédit photo de la une : Louise Audry pour Numerama

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