Le CEO de la startup la mieux valorisée au monde, ByteDance, veut sortir un smartphone. Elle n'y préinstallera pas son application TikTok.

Le géant ByteDance, qui détient l’application de partage de vidéos TikTok, sortira bien un smartphone prochainement. L’entreprise a cependant démenti une rumeur à son propos : l’appareil n’aura aucun lien avec TikTok, a fait savoir un porte-parole à Gizmodo ce lundi 29 juillet.

Le Financial Times avait dévoilé le 27 mai que ByteDance cherchait à développer et commercialiser un smartphone. À l’époque, le média expliquait que plusieurs applications y seraient préinstallées, notamment TikTok.

L’application TikTok est très prisée des jeunes. // Source : Montage Numerama / Pixabay

Ce ne sera finalement pas le cas, a indiqué un porte-parole à Gizmodo. «  Le produit n’a aucun lien avec TikTok, et l’objectif est qu’il corresponde aux besoins des clients de [notre partenaire] Smartisan  », a-t-il dit.

Un projet de longue date

Le CEO du géant, Zhang Yiming, veut développer un smartphone depuis longtemps. Au début de l’année 2019, il a signé un accord en ce sens avec un fabricant, Smartisan. Il lui a acheté des brevets, a embauché certains de ses employés pour un mystérieux projet « d’éducation », qui s’est avéré être un projet de smartphone.

ByteDance était devenue en octobre 2018 la startup la mieux valorisée au monde. Elle doit ce succès à Jinri Toutiao, un agrégateur d’informations qui compte 120 millions d’utilisateurs, ainsi qu’à TikTok.

Faire de cette dernière le cœur de son projet de smartphone aurait pu être une mauvaise idée. Les autres tentatives de ce type n’ont en effet pas été couronnées de succès. Facebook avait tenté de lancer son propre modèle avec HTC en 2013, qui s’est avéré être un échec. Microsoft a lui lancé sa gamme de téléphones, les Kin, avant d’abandonner leur production au bout de seulement quelques semaines, faute de ventes suffisantes.

Ceci semblait d’autant plus compliqué que TikTok est sous le coup d’une enquête gouvernementale aux États-Unis. Elles concernent la protection des mineurs, jugée trop faible. L’application peine encore à rassurer sur certains points et elle a d’ailleurs été récemment interdite en Inde, à cause de la supposée présence de prédateurs sexuels pédophiles. Ce n’est de fait pas le meilleur moment pour lancer un smartphone dédié…

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