Le fondateur de Foxconn aimerait qu'Apple considère Taiwan pour la production de ses produits.

Si la place de Huawei sur la liste d’entités n’est pas reconsidérée et que Donald Trump poursuit sa stratégie agressive contre la Chine, alors il se pourrait que, à la fin du mois de juin, les importations chinoises subissent une taxe de 25 % à leur arrivée sur le sol américain. Et, visiblement, le président américain ne souhaite pas épargner les entreprises américaines de la tech : les produits Apple vendus aux États-Unis et manufacturés en Chine subiront la même pression financière.

De la Chine à Taiwan

foxconn
Foxconn // Source : Prachatai

Dès lors, il faut un plan B aux entreprises américaines — et cela ne sera pas un retour massif de la production sur le territoire de l’Oncle Sam. On sait qu’Apple étudie la possibilité de déplacer sa production en Inde ou au Vietnam, mais Terry Gou, fondateur des usines Foxconn a une autre idée : Taiwan. Ce partenaire historique d’Apple, qui construit de longue date les iPhone, souhaite évidemment trouver une porte de sortie pour son client qui l’arrangerait. Contrairement à ce qu’on peut penser, Foxconn n’est pas une entreprise chinoise, mais une entreprise taïwanaise — même si elle opère en Chine continentale.

Terry Gou est aussi intéressé par cette situation à titre personnel : l’homme d’affaires a annoncé son départ de Foxconn et son envie de se lancer en politique, à Taiwan. Apporter avec lui le business d’Apple comme promesse électorale pourrait jouer. Économiquement, Gou est pour un rapprochement de Taiwan, de la Chine et des États-Unis et pourrait donc servir d’intermédiaire de choix dans cette crise. L’homme âgé de 68 ans a déjà des liens avec les trois forces en présence.

En réalité, comme Huawei, Apple est prisonnier de cette guerre commerciale. Si l’on ajoute 25 % de frais d’importation au prix d’un iPhone américain, on passe de 999 $ pour le premier modèle d’iPhone XS à un peu plus de 1 200 $. Un glissement tarifaire qui pourrait, effectivement, nuire à l’entreprise de Cupertino.

Partager sur les réseaux sociaux