Du 16 au 20 février 2026 à New Delhi, au Sommet indien sur l’impact de l’intelligence artificielle, les leaders du secteur se sont réunis pour discuter de l’avenir de cette technologie. Sam Altman, le patron d’OpenAI, en a profité pour défendre durant le dernier jour de l’évènement l’appétit gargantuesque de l’IA en ressources. Tout en remettant, à raison, les pendules à l’heure sur les inquiétudes liées à la consommation d’eau des centres de données.
Démenti frontal
Dans une interview accordée au média The Indian Express, Sam Altman a affirmé que les assertions selon lesquelles le robot conversationnel de l’entreprise ChatGPTconsommerait des dizaines de litres d’eau sont « complètement fausses, totalement insensées » et n’ont « aucun lien avec la réalité » — difficile de le contredire sur ce point, tant les sujets liés à l’eau mélangent une méconnaissance du fonctionnement des data-centers et du cycle naturel de l’eau.
Pour autant, l’homme d’affaires a assuré que la consommation énergétique de l’IA restait légitime « non pas par requête, mais globalement, car le monde utilise énormément l’IA » avant d’insister sur le besoin de se tourner « très rapidement vers le nucléaire, l’éolien et le solaire ».
IA vs humain
Le vrai problème dans l’approche Altman du sujet de la consommation de ressources, c’est que le businessman a choisi de comparer la soif de l’IA aux besoins humains. « Former un être humain demande aussi énormément d’énergie. Il faut environ vingt ans de vie, et toute la nourriture ingérée avant cela, pour devenir intelligent. » Sam Altman a renchéri en affirmant que « la comparaison équitable consiste à demander à ChatGPT quelle quantité d’énergie il faut une fois le modèle entraîné à répondre à une question, par rapport à un humain. L’IA a probablement déjà rattrapé son retard en termes d’efficacité énergétique, mesurée de cette façon. »
Derrière cette logique se cache la notion d’inférence, soit l’art de faire réciter à l’IA une leçon qu’elle connaît déjà. Si l’entraînement initial est un gouffre énergétique, l’inférence consommerait beaucoup moins de ressources par requête.
La comparaison à peine lâchée, les réseaux sociaux ont sorti les grands mots qualifiant sa vision de « dystopique » et « antisociale ». « Je ne veux pas voir un monde où l’on assimile une technologie à un être humain » s’est indigné sur le réseau social X, Sridhar Vembu, cofondateur et directeur scientifique de la société indienne de logiciels Zoho Corporation liée au cloud, qui livrait récemment une tribune à Numerama. Difficile de faire plus clair.
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