Burger King se serait approprié un dessin d'un artiste sans le créditer. Celui-ci a décidé de répliquer en détournant l'onglet « tag » d'Instragram... et soudain une avalanche de dessins de pénis a déferlé sur le compte de la multinationale de fast food.

Les outils d’Instagram peuvent parfois être détournés pour tourner en ridicule un compte populaire. Un internaute qui répond au nom de Pablo Rochat en ligne a ainsi montré qu’il était relativement facile de « troller » une marque puissante sur la plateforme de partage de photos.

Agacé parce que Burger King aurait repris sans son accord une œuvre artistique qu’il avait créée (visible ici), l’homme a décidé de répondre à coups… de dessins de pénis. Le 18 juin 2019, il a créé un compte Instagram spécifique intitulé « suck it burger king » (« prends ça, burger king »), sur lequel il n’a publié que 6 photos. Mises bout à bout en mosaïque, elles forment un dessin d’un pénis gribouillé à la hâte.

Ensuite, Pablo a taggé le compte officiel de Burger King monde (1,6 million d’abonnés sur Instagram) sur chacune des images. Ce qui signifie que les 6 images ont été récupérées et sont agrégées dans l’onglet « tag » de la page officielle de Burger King.

Instagram/suckitburgerking

L’outil « photo où vous êtes taggés » détourné

Les utilisateurs peuvent refuser d’être taggés sur Instagram (allez dans Paramètres > Confidentialité > Tags), mais Burger King n’aurait rien à gagner à le faire : chaque jour, des dizaines de personnes se prennent en photo avec les produits du groupe, et cela alimente leur compte et leur image de marque sans que l’entreprise n’ait rien à faire.

De ce fait, le dessin vulgaire de Pablo se trouve aujourd’hui visible sur le compte officiel de Burger King. Et vu qu’il a rendu sa démarche publique avec un tweet partagé plus de 600 fois, d’autres ont commencé à l’imiter, publiant également des dessins similaires en taggant la marque.

Capture d’écran de l’onglet « tag » sur le compte de BK

Pour lutter contre cette pratique, la marque ne peut pas faire grand chose, à part signaler les contenus — reste à voir si Instagram jugera qu’il s’agit de contenus problématiques.

Partager sur les réseaux sociaux