Google a apporté une mise à jour aux règles de sa boutique d'applications. Concernant les « loot boxes », l'accent est mis sur plus de transparence.

Google ajuste son règlement à l’égard des « loot boxes ». Désormais, les développeurs sont tenus d’indiquer avant tout achat le pourcentage de chances d’obtenir les objets mis en jeu dans les caisses de butin aléatoire. Une nouvelle consigne a été ajoutée dans le centre d’informations réglementaires pour les développeurs. Elle n’a toutefois pas encore été ajoutée dans la version française du règlement.

Cette mise à jour, repérée par Android Police, impose donc à celles et ceux qui proposent des applications sur Google Play d’indiquer clairement les chances de recevoir des objets virtuels qui sont distribués aléatoirement. Cette indication doit être donnée avant l’achat de la ou des caisses de butin — un service qui est maintenant très courant dans le jeu vidéo, en particulier sur mobile.

Les loot boxes, qui s’apparentent à des pochettes surprises, sont devenues une nouvelle source de revenus pour l’industrie vidéoludique, en particulier pour les studios reposant sur le modèle du « free to play », c’est-à-dire des jeux vidéo dont l’accès est gratuit, mais qui proposent des objets virtuels à acheter, pour améliorer son personnage, le personnaliser ou acquérir des items pour faciliter la partie.

Des caisses de butin dans Fortnite, save the world. // Source : Epic Games

Un mécanisme controversé

Ces caisses de butin aléatoires sont néanmoins controversées : elles peuvent s’apparenter à du « pay to win » lorsque les achats permettent de prendre un avantage en jeu (et dans ce cas, les joueurs aisés sont plus susceptibles de pouvoir surclasser les joueurs aux moyens plus modestes). Plus généralement, le mécanisme sous-tendant les loot boxes s’apparente à un jeu d’argent.

C’est ce mélange des genres qui a conduit des autorités de régulation à interdire les loot boxes — c’est le cas en Belgique — et à attirer l’attention de la classe politique, à l’image de ce sénateur français qui a alerté les pouvoirs publics. D’ailleurs, le système européen PEGI, qui sert à indiquer avec des pictogrammes ce qui peut être problématique dans un jeu, évolue pour tenir compte des achats intégrés.

Google rejoint ainsi Apple sur la transparence accrue autour des loot boxes, qui a durci ses règles depuis la fin 2017. Ainsi, la firme de Cupertino exige que « les applications offrant des boîtes de butin ou d’autres mécanismes qui fournissent des objets virtuels aléatoires contre un achat doivent divulguer aux clients les chances de recevoir chaque type d’objet avant le paiement  ».

À lire sur Numerama : Le gouvernement temporise sur les loot boxes dans les jeux vidéo

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