Le Massachusetts Institute of Technology a eu une idée vraiment très peu onéreuse pour améliorer la précision de robots. Grâce à des radio-étiquettes qui coûtent quelques centimes, ils gagnent en dextérité.

Moins de 7,5 millisecondes : c’est le temps dont ces nouveaux robots du Massachusetts Institute of Technology ont besoin pour localiser des objets. Le 18 février 2019, l’institut a présenté son astuce pour réussir à rendre les machines aussi précises — avec une marge d’erreur de moins d’un centimètre. Elle ne coûte que 3 centimes.

Fadel Abid, professeur assistant au sein du MIT et l’un des inventeurs de ce procédé, a eu l’idée d’utiliser des « radio-étiquettes », soit de simples étiquettes autoadhésives à coller sur des produits. Ces puces RFID (radio frequency identification) sont celles que vous trouvez, par exemple, dans les passeports français électroniques (dits biométriques) ou dans des cartes de paiement sans contact.

Une radio-étiquette. // Source : Wikimedia/CC/Maschinenjunge (photo recadrée)

Plus précis que la vision par ordinateur ?

Le nouveau système du MIT, nommé « TurboTrack », consiste à poser ce genre d’étiquettes sur les objets à saisir. À l’aide d’un émetteur-récepteur, il devient alors possible de localiser la radio-étiquette : l’antenne et la puce électronique qu’elle contient lui permettent de recevoir et renvoyer le signal émis.

Pour tester leur invention, les scientifiques ont équipé une bouteille d’une radio-étiquette, ainsi que son bouchon. Deux bras robotisés, placés l’un en face de l’autre, ont servi à faire une expérience : l’un d’eux tenait la bouteille, tandis que l’autre devait la localiser pour revisser son bouchon.

Accomplir des tâches surhumaines

Pour les chercheurs, cette technique est prometteuse car elle permettrait de compléter la vision par ordinateur. Dans des environnements denses ou à travers des cloisons, la radio-identification permettrait à des robots de repérer des objets à trouver. « Si vous utilisez la radio-identification dans des tâches généralement effectuées avec la vision par ordinateur, vous permettez non seulement aux robots d’accomplir des choses humaines, mais aussi des choses surhumaines », assure le chercheur Fadel Adib.

Les radio-étiquettes pourraient ainsi servir à réaliser rapidement des tâches d’assemblage ou à mener des opérations de secourisme par drone, anticipe le MIT.

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