Partenaire de nombreux constructeurs dans le développement de la conduite autonome, Nvidia a décidé de suivre Uber et Toyota dans l'arrêt temporaire des activités liées à la technologie.

Uber n’est pas le seul à avoir cessé ses activités de développement de la technologie de conduite autonome. Suivi par Toyota après l’accident ayant coûté la vie à une femme, il a également été imité par Nvidia, l’un de ses fournisseurs. Soucieux de s’assurer de la sécurité promise par les différents dispositifs mis en place, qu’ils soient hardware ou software, le constructeur a décidé de faire un léger mouvement de recul. Une décision qui a été prise en marge de l’officialisation d’une nouvelle plateforme Drive Constellation, destinée à simuler des expériences de conduite autonome dans des conditions se rapprochant de la réalité.

Nvidia met le frein à main

« L’accident est tragique. C’est un rappel de la difficulté à développer une telle technologie et du besoin d’être extrêmement prudent et de choisir les technologies les plus sécurisées  », explique un porte-parole de Nvidia dans les colonnes de The Verge, alors que la firme organise sa conférence annuelle GTC à San José. C’est d’ailleurs cette prudence qui pousse l’acteur à suspendre temporairement ses expérimentations dans le domaine.

Il justifie : « Cette tragédie montre exactement pourquoi nous sommes focalisés sur cette volonté de perfectionner une technologie pouvant sauver des vies. Au bout du compte, la conduite autonome sera plus sûre que la conduite humaine, il est donc important de continuer à travailler. Nous suspendons temporairement nos tests sur les routes publiques afin d’apprendre de l’accident impliquant Uber  ».

Nvidia faisait rouler des voitures autonomes dans le New Jersey, en Californie, au Japon et en Allemagne. En attendant de reprendre le développement, il continuera à récolter des données avec des véhicules pilotés par un vrai conducteur. On rappelle que Nvidia fournit des puces à plusieurs géants de l’automobile, puces qui ont une importance capitale pour permettre à l’intelligence artificielle de comprendre l’environnement qui l’entoure en temps réel. C’est sans doute pour cela, aussi, qu’il préfère mettre un petit coup de frein à main en attendant que la situation s’éclaircisse pour Uber.

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