Les constructeurs automobiles bénéficient d'une année supplémentaire afin d'installer des dispositifs permettant aux voitures électriques d'émettre un son à basse vitesse.

Le lobbying des constructeurs automobiles a fonctionné : ils ont désormais jusqu’en 2020 pour installer un dispositif sur leurs voitures électriques et hybrides afin qu’elles émettent un son à faible vitesse. L’obligation a été réclamée pour des raisons de sécurité, afin d’éviter au maximum les accidents avec les piétons.

Le silence de ce type de véhicule peut en effet tromper la vigilance d’une personne souhaitant, par exemple, traverser une route en milieu urbain. La National Highway Traffic Safety Administration estime ainsi que les risques de collision augmentent de 19 % par rapport à une voiture thermique. Néanmoins, la future règle prête à débat au regard de la mobilité future, promise comme propre… et silencieuse.

Un bruit nécessaire

Les constructeurs devaient se plier à cette obligation avant 2019. Les quelques mois supplémentaires accordés par la National Highway Traffic Safety Administration devraient leur permettre de peaufiner leur technologie. On pense par exemple à Mercedes, qui s’est notamment rapproché du groupe de musique Linkin Park, ou encore à Nissan, qui veut faire chanter ses voitures.

Nul doute que cette épée de Damoclès finira par leur servir d’élément de différenciation par rapport à la concurrence, et ce d’autant plus que des libertés devraient être permises quant aux sons que pourront produire les futures voitures (en fonction du modèle voire du choix de l’utilisateur). En somme, il n’y aura pas un bruitage unique imposé.

Un élément de différenciation

En revanche, la National Highway Traffic Safety Administration a refusé une demande visant à abaisser la vitesse à laquelle le bruit cessera. Alors qu’il est fixé à 30 km/h, certains constructeurs — Nissant en tête — voulaient que le seuil passe à 20 km/h. Nissan n’a pas fourni suffisamment de preuves pour convaincre les décisionnaires de changer.

Cette mesure ne plaira pas à Elon Musk, qui déclarait en 2013, « Il est question de rendre la Model S bruyante. Pour sûr, le défi est aussi d’en finir avec la pollution sonore  ». Cette année-là, il évoquait une solution prenant la forme d’un capteur capable d’émettre un son en direction d’une personne proche de la voiture, plutôt qu’un substitut de bruit de moteur tel que réclamé aujourd’hui.

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