Porsche a annoncé qu'il allait investir en masse dans le marché de la mobilité électrique, avec une enveloppe de six milliards de dollars pour les quatre prochaines années.

Tout porte à croire que Tesla a mis un sacré coup de pied dans la fourmilière en levant le voile sur un nouveau Roadster capable d’avaler le 0 à 100 km/h en moins de deux secondes. Pour les constructeurs emblématiques comme Ferrari et Porsche, se faire griller la priorité de la sorte par une entreprise assez jeune n’est pas acceptable. Les propos du président de la firme italienne vont en ce sens et la récente annonce du rival allemand aussi : d’ici 2022, Porsche compte investir plus de six milliards d’euros sur le développement de voitures électriques et hybrides rechargeables. Soit le double de ce qui était prévu à l’origine. Une stratégie également choisie par Ford.

La nécessité de refaire son retard

Dans un premier temps, Porsche va tout miser sur sa Mission E, qui ne rivalisera pas avec le Roadster de Tesla en termes de performance (le 0 à 100 en 3,5 secondes pour une autonomie de 500 kilomètres), mais ne manquera pas de cachet pour les férus d’automobile. Ensuite, le géant ne compte pas lésiner sur les dépenses pour développer des nouvelles technologies liées à des infrastructures de rechargement et la mobilité intelligente.

«  En plus de la conception de nos modèles à combustion, nous mettons en place un programme ambitieux pour le futur avec cette décision  », appuie Oliver Blume, affirmant clairement que le thermique ne sera pas abandonné pour autant (pas pour l’instant ?). Naturellement, tout ou partie de ses futurs véhicules électrifiés partageront la même plateforme que la Mission E.

Apparemment, Porsche nourrit surtout l’ambition de développer un réseau de recharge digne de ce nom, un élément qui pourrait le différencier de la concurrence. Il promet ainsi une autonomie récupérée en une quinzaine de minutes, ce qui constituerait un record en la matière. Et un sacré argument de vente.

Partager sur les réseaux sociaux