Une entreprise britannique veut confier à des drones la mission de lutter contre la déforestation. En plantant des graines en vol, les appareils permettraient de réaliser un gain de temps et d'argent par rapport à la plantation manuelle.

Chaque année, la surface des forêts détruites par l’humanité représente l’équivalent de la Belgique. Au total, 15 millions d’hectares de forêts disparaissent de la Terre par an. Chaque minute, 2 400 arbres sont coupés.

La solution à ce problème peut sembler évidente : pour éviter la destruction totale des forêts, il faut replanter des arbres. Néanmoins, il s’agit d’un processus long et coûteux, qui nécessite d’avoir une vue d’ensemble des zones défrichées par des tracteurs. Une mission qui pourrait être assurée par un drone ?

Planter des arbres plus rapidement

BioCarbon Engineering, une entreprise britannique, envisage clairement cette possibilité. Avec l’appui du fabricant Parrot, cette société a mis au point une méthode permettant de planter des arbres rapidement et à moindres frais.

Pour cela, l’entreprise établit d’abord une carte en trois dimensions des terrains qui pourraient accueillir les arbres à planter. Des algorithmes prennent alors le relais pour estimer quelle serait la méthode de plantation la plus efficace en fonction des propriétés du terrain.

Le drone projette des graines au sol

C’est ici que le drone intervient : l’appareil embarque à son bord des graines germées, et projette une capsule chargée en direction du sol toutes les secondes. Cette cadence lui permet de planter près de 100 000 capsules par jour.

BioCarbon Engineering estime que cette méthode est 10 fois plus rapide que la plantation manuelle, et qu’elle ne représente que 20 % de son coût. Le procédé évite de déplacer des véhicules imposants, et pourrait ainsi permettre d’accéder plus facilement à des terrains escarpés ou sans accès routiers. La technique a déjà fait l’objet d’un test à Dungog, un village australien qui se trouve à 220 kilomètres de Sydney.

La déforestation, dont des scientifiques s’attachent aujourd’hui à mesurer l’importance, fait partie des comportements humains destructeurs pour la planète. En novembre, la communauté scientifique a rappelé dans une lettre les risques qui menacent les êtres humains s’ils continuent à consommer en excès les ressources limitées de la Terre.

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