Les sites qui minent des cryptomonnaies à votre insu sont de plus en plus nombreux. Opera lance un outil natif pour bloquer ce genre de scripts -- les autres navigateurs ont des extensions.

La pratique du « cryptojacking » a contaminé le web en quelques mois. Son principe est simple : un site va utiliser les ressources de votre ordinateur pour miner une cryptomonnaie (souvent le Monero de CoinHive) sans vous avertir grâce à un bout de code chargé dans la page. Certains sites mal sécurisés ont aussi vu des hackers malicieux intégrer des scripts personnels de cryptojacking dans leurs pages, ce qui a commencé à inquiéter Google. Certes, il est possible de voir cette pratique comme l’une des rémunérations possibles de la presse web — mais il faut alors mettre les formes et proposer un opt-in. La plupart du temps, l’opération est faite en douce sans que l’utilisateur soit au courant de ce qui se trame.

C’est ici que les navigateurs ont la possibilité de jouer un rôle. Opera a pris les devants : la bêta de sa version 50 contient en effet un outil permettant de bloquer les scripts qui chercheraient à miner des bitcoins. Pour l’activer, il faut passer par une première activation du bloqueur de publicité intégré par défaut dans le navigateur (vous trouverez cette option dans les réglages généraux). Ensuite, il vous suffira de cocher NoCoin dans la liste pour effectivement bloquer ces scripts sur les sites.

Le problème rencontré par les bloqueurs de scripts liés aux cryptomonnaies est le même que celui des adblockers : ils se basent sur des listes maintenues à jour qui recensent les serveurs ou les adresses des services. Certains sont plus fins et laissent passer des « publicités respectueuses » : difficile de savoir si Opera a prévu de laisser l’utilisateur choisir s’il veut laisser un site utiliser son processeur pour miner des cryptomonnaies.

Pour les autres navigateurs, des extensions commencent à fleurir : celle qui se démarque aujourd’hui est NoCoin. Vous pouvez la télécharger pour Chrome à cette adresse, pour Firefox à cette adresse et aider à l’améliorer en vous rendant sur sa page GitHub. Pour Opera, vous pourrez accéder à la dernière bêta à cette adresse.

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