Le patron d’OpenAI, Sam Altman, pourrait-il un jour être vu comme un escroc du calibre de Bernard Madoff ou de Sam Bankman-Fried ? C’est ce qu’affirme un cadre de Microsoft dans une enquête au vitriol dévoilée le 6 avril 2026 par le New Yorker sur celui que certains considèrent comme un génie de la tech.
Le média américain révèle que derrière le costume du visionnaire responsable se profilerait surtout un prodige du verbe tordu, décidé à plaire à tout le monde, à promettre tout à chacun, et à brandir la sûreté de l’intelligence artificielle comme un hochet moral pour séduire les ingénieurs inquiets, avant de remiser ses grands principes dès qu’ils contrarient sa marche en avant.
Plaire à tout prix
Le récit de ses détracteurs dessine un homme obsédé par l’idée de plaire, d’être adopté par tous les camps, mais si détaché de la vérité que le mensonge semble chez lui relever d’une méthode. Ainsi, un membre du conseil d’administration d’OpenAI le dépeint comme un véritable « sociopathe ».
Le plus troublant, dans cette version des faits, est que ce signal d’alarme aurait été lancé depuis longtemps déjà, jusque dans les avertissements précoces d’Aaron Swartz, programmeur informatique et cyberactiviste, camarade de promotion d’Altman en 2005, lors de la première session de l’incubateur de startups Y Combinator dans la Silicon Valley. Celui-ci avait lancé l’alerte sur la figure de l’IA peu avant sa mort, en 2013.
Un génie très contesté
Selon plusieurs ingénieurs d’OpenAI, la compréhension technique de leur dirigeant en matière d’intelligence artificielle serait assez mince pour trébucher sur des notions élémentaires – il confondrait même des termes de base – mais assez habile pour faire oublier ces faux pas sous un déluge de contorsions rhétoriques. Ayant quitté Stanford sans finir son cursus d’informatique, au bout de deux ans d’études, beaucoup le présentent comme un businessman de très haut niveau, passé maître dans l’art de faire croire à chacun qu’il parle exactement sa langue et défend exactement ses priorités – si bien qu’un cadre de la tech le dépeint comme un as de la « manipulation mentale à la Jedi ».
À ce tableau déjà lourd s’ajoute une accusation d’une extrême gravité : dans une plainte modifiée le 1er avril 2026, la sœur de Sam Altman affirme qu’il l’aurait agressée sexuellement à plusieurs reprises durant leur enfance. Altman, sa mère et ses frères contestent catégoriquement ces allégations, de quoi faire planer sur le personnage une ombre impossible à ignorer.
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