OpenAI a édicté de nouvelles lignes directrices concernant sa marque et ses produits. Elles concernent notamment les startups qui utilisent « GPT » dans leur nom ou celui de leur produit.

L’intérêt pour l’intelligence artificielle générative a explosé fin 2022, avec la sortie de ChatGPT. L’entreprise américaine qui en est à l’origine n’a toutefois pas choisi de rendre public le modèle de langage sur lequel repose son chatbot. À la place, OpenAI a mis en place un système d’accès basé sur une API. De fait, l’open source des débuts est désormais mis de côté.

Aujourd’hui, les développeurs peuvent utiliser l’API de ChatGPT (et d’autres outils éligibles d’OpenAI) pour mobiliser les capacités de l’agent conversationnel, et à travers lui celles des modèles de langage (GPT-4 étant la dernière génération fabriquée par OpenAI). Des startups se sont donc lancées dans ce segment, pour proposer au public divers produits et services.

Nouvelles recommandations pour les noms des projets

Tout cet écosystème naissant est encouragé par OpenAI, mais le laboratoire semble visiblement décidé à mettre un peu d’ordre. La page concernant la marque OpenAI et ses différentes propriétés a été actualisée le 24 avril 2023. La nouvelle a été annoncée le même jour par Logan Kilpatrick, l’un des employés d’OpenAI. La mise à jour précise ce qu’il convient de faire et ce qu’il faut éviter.

Or, parmi les recommandations édictées par OpenAI figure celle d’éviter de choisir un nom semblable à ChatGPT, comme trucGPT ou machinGPT. Les startups sont invitées à imaginer tout autre chose. Si elles veulent faire référence à GPT-4, il y a une manière de faire. Cela peut être « startup powered by GPT-4 » ou bien une variante : Built on, Built with, Developed on, Developed with.

ChatGPT peut-il vraiment devenir écrivain ?  // Source : Claire Braikeh pour Numerama
OpenAI édicte des recommandations pour les sociétés qui utilisent son API. Entre autres, les startups sont invitées à ne plus utiliser GPT dans leur nom. // Source : Claire Braikeh pour Numerama

Cette consigne affecte des dizaines de projets ayant fait le choix d’une proximité d’identité avec ChatGPT, pour faire écho au chabot. On a vu, par exemple, Auto-GPT, un script qui permet d’automatiser des tâches avec l’IA. Les cas ne manquent pas : Code-GPT, Flow GPT, Detect GPT, GT-List, EleutherAI GPT-Neo, GPT-3 Crush, GPT Stylist, GPT Feed, GPT Prompts, GPT Driver…

Les lignes directrices d’OpenAI ne semblent pas, aujourd’hui, adossées à des possibilités de sanction — la page ne fait qu’émettre un encouragement à celles et ceux qui utilisent l’API. L’entreprise a toutefois les moyens de faire plier très vite les startups, si jamais elle durcissait sa politique. Il suffirait de brandir la menace d’une coupure de l’accès à l’API.

La remarque d’OpenAI vaut pour ChatGPT et GPT-4, mais aussi DALL-E, son IA générative dédiée aux images. Logan Kilpatrick n’a pas non plus évoqué, sur Twitter, la perspective de prendre des mesures coercitives contre les startups. La page traite plus généralement du langage recommandé pour l’API, les plugins, les modèles, les contenus générés, mais aussi l’usage des logos, et ainsi de suite.


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