Un nouvel épisode de vents issus du Sahara va avoir lieu, une semaine après celui de la mi-mars 2022.

Régulièrement, entre la fin de l’hiver et le début du printemps, des épisodes de « sable du Sahara » surviennent dans le sud de l’Europe. Ces poussières, qui viennent d’Afrique, sont charriées par les vents, en Espagne, en Italie, en Grèce, mais aussi en France, dans le sud et parfois plus au nord, selon les périodes.

Ce fut encore le cas, à la mi-mars 2022, donnant lieu à des voitures recouvertes de poussière et des ciels orangés.

Le programme d’observation spatiale de l’Union européenne, Copernicus, vient de diffuser le 24 mars 2022 de nouvelles images montrant que ces vents de poussières font déjà leur retour, à peine une semaine après le dernier épisode.

Retour des poussières du Sahara entre le 24 et le 27 mars

« Une nouvelle tempête de #SaharanDust devrait atteindre le bassin méditerranéen dans les prochains jours », indique Copernicus. Le nuage de poussière touchera l’Italie le 26 mars, et, comme on le voit sur les images satellites, il surviendra aussi dans le sud de la France — Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il ne semblerait pas, cette fois-ci, qu’il remontera davantage au nord.

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Ce nouvel épisode de vents venant du Sahara touchera le sud de la France. // Source : Images Windy.com

En Espagne, plusieurs régions observent déjà, depuis le 24 mars, un ciel très orangé et des amoncellements de poussières. Rien d’aussi significatif n’est constaté en France dans l’immédiat, mais les images satellites suggèrent une arrivée dans le sud le week-end du 26-27 mars. Les nuages sont moins amples et moins denses, il faut donc s’attendre à des effets plus tamisés en France. Ce sera moins important que la semaine précédente.

Ces vents de poussières peuvent causer une hausse de la pollution. L’indice de l’air était « mauvais », dans le sud, la fois dernière. On y trouve également du césium-137, radioactif, issu des essais nucléaires dans la région dans les années 1960. Toutefois, il n’est pas présent en quantité suffisante pour constituer un risque quelconque de radioactivité.