Entre fin septembre et début octobre, il va y avoir un peu plus de trafic que d'ordinaire autour de l'ISS : une capsule doit être relocalisée, une autre doit partir et une dernière doit arriver.

Cela ne se percevra pas depuis le sol, car la Station spatiale internationale est bien trop éloignée pour être correctement perçue à l’œil nu. Mais dans les prochains jours, il y aura pas mal d’activité autour de l’ISS. En effet, la station s’apprête à voir partir une capsule Crew Dragon dans les tout prochains jours. Juste après, un autre vaisseau, Soyouz cette fois, s’arrimera à la station.

Ce trafic plus intense que d’habitude nécessite quelques aménagements : c’est pour cela que ce mardi 28 septembre, l’actuel vaisseau Soyouz de la mission MS-18 est en train d’être repositionné. L’objectif est de lui faire changer de port, pour libérer celui qu’il occupe actuellement. Le dock ainsi libéré sera occupé par la mission Soyouz MS-19, qui doit être lancée au début du mois d’octobre.

Schéma de la manœuvre effectuée par le Soyouz pour se replacer. // Source : Nasa

Le Soyouz de la mission MS-18, qui se trouvait amarré à un dock central de l’ISS, doit reculer de quelques dizaines de mètres pour effectuer ses ajustements à bonne distance de la station. Ensuite, il lui faut se réaligner dans l’axe du nouveau port et procéder aux manœuvres d’approche. Actuellement, outre la capsule de Soyouz, il y a deux capsules de SpaceX qui sont accrochées à l’ISS.

Comme l’explique la Nasa sur Twitter, cette opération s’effectue avec trois personnes à bord — en l’occurrence, les membres de la mission MS-18 : les cosmonautes russes Oleg Novitski et Piotr Doubrov, ainsi que l’Américain Mark T. Vande Hei. Leur présence ne vise pas du tout à leur faire faire un petit tour dans l’espace : ce sont des raisons de sécurité qui imposent de les faire monter à bord.

Ce déplacement, qui s’effectue à près de 400 kilomètres du sol, et qui se réalise à une vitesse de 28 000 km/h en orbite, n’est pas excessivement long à boucler. En tout et pour tout, il doit durer environ quarante minutes, indique l’agence spatiale américaine. C’est par exemple beaucoup plus rapide qu’une sortie extravéhiculaire d’astronautes, qui prend bien souvent plusieurs heures.

Une capsule s’en va, une autre arrive

Une fois le Soyouz MS-18 correctement remis en place, la prochaine étape surviendra le 30 septembre. Le cargo Dragon de SpaceX rentrera sur Terre, chargé de résultats scientifiques sur les maladies neurodégénératives, l’expression des gènes et l’atrophie musculaire. En tout, plus de deux tonnes d’équipement vont rentrer. Le désarrimage, le vol et la rentrée en orbite se font automatiquement, sous la supervision de SpaceX.

Le départ du cargo de SpaceX n’entraîne aucun risque pour l’équipage de l’ISS. Le Soyouz MS-18, qui peut accueillir trois personnes, est toujours en place, tout comme le vaisseau de SpaceX dédié aux vols habités. Cette capsule, arrivée la mission Crew 2, est en mesure de transporter quatre astronautes. C’est suffisant pour évacuer les sept personnes qui sont à bord de l’ISS actuellement.

Quant à la mission Soyouz MS-19, elle doit arriver précisément le 4 octobre. Particularité de ce vol : deux des trois membres d’équipage sont des civils. S’il y a bien un professionnel avec eux, en la personne du Russe Anton Chkaplerov, les deux autres personnes sont le couple formé du cinéaste et de l’actrice russes, Klim Chipenko et Ioulia Peressild. Ils doivent rester près d’une semaine à bord et effectuer quelques séquences pour un film.

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