Rocket Lab a subi une importante déconvenue lors de la vingtième mission de la fusée Electron. L'engin n'a pas pu déployer en orbite deux satellites, à cause d'une défaillance au niveau du deuxième étage. Mais il y a quand même une bonne nouvelle.

Ce devait être une mission de routine pour l’entreprise américaine Rocket Lab, qui est spécialisée comme SpaceX dans la mise en orbite de satellites. Mais le vol organisé le 15 mai a viré au cauchemar pour les équipes présentes aux États-Unis, où se trouve le siège de l’entreprise, et en Nouvelle-Zélande, où s’est déroulé le vol. Les deux satellites qui se trouvaient à bord de la fusée Electron ont été déclarés perdus.

« Un problème a été rencontré lors du lancement d’aujourd’hui, entraînant la perte de la mission. Nous sommes profondément désolés auprès de nos clients BlackSky et Spaceflight. Le problème s’est produit peu après l’allumage du deuxième étage. De plus amples informations seront fournies dès qu’elles seront disponibles », lit-on dans un tweet publié le 15 mai, après le constat d’échec du tir.

Les circonstances du raté ne sont à l’heure actuelle pas établies, si ce n’est qu’elles sont liées de toute évidence à l’entrée en action du second étage. Toutes les autres étapes se sont bien déroulées, selon un communiqué plus détaillé de Rocket Lab : que ce soit le décollage lui-même, l’ascension et le fonctionnement du premier étage. La récupération du premier étage a même pu être effectué.

Source : Rocket Lab

Rocket Lab remet la main sur le premier étage de la fusée

Programmée à midi, heure de Paris, la mission devait être l’occasion pour Rocket Lab, en parallèle de la mise en orbite de deux satellites de procéder à un nouvel essai de ce type, après son retour sur Terre — ou, plus exactement, en mer. La société y était parvenue une première fois en novembre 2020, lors de son seizième tir, qui consistait à déployer une myriade de petits satellites.

Ce que Rocket Lab entend par la récupération du premier étage de son lanceur consiste en fait à le repêcher en mer. La société n’a pas (encore) le niveau d’expertise de SpaceX pour procéder à un vol de retour automatisé semblable à ce qui est accompli avec une Falcon 9, avec une descente contrôlée jusqu’à une aire d’atterrissage définie, sur terre ou en mer, avec une barge déployée au large des côtes.

Malgré l’échec de la mission, qui a révélé à la fois une défaillance manifeste dans l’étage supérieur d’Electron et causé la perte de deux satellites, Rocket Lab peut quand même se satisfaire d’avoir pu boucler sa tentative de récupération du premier étage. Ce raté fait toutefois passer le compteur des loupés à trois avec la fusée Electron, sur vingt tirs depuis 2017.

Une enquête est désormais en cours avec le concours de l’administration de l’aviation civile aux États-Unis (FAA- Federal Aviation Administration) pour déterminer les causes précises de l’incident — et les résoudre pour les vols futurs. Rocket Lab s’est par ailleurs voulu rassurant : d’autres fusées sont en cours de développement et l’entreprise se dit prête à reprendre les vols dès que possible.

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