La Nasa s'associe à trois agences spatiales (Italie, Canada, Japon) pour travailler sur le projet de mission Mars Exploration Ice Mapper. L'objectif serait de cartographier des dépôts de glace exploitables par les équipages d'une mission habitée.

La mission spatiale Mars Exploration Ice Mapper se concrétise un peu plus. La Nasa a annoncé le 3 février 2021 qu’elle avait signé un accord avec trois partenaires internationaux pour travailler sur ce projet d’exploration spatiale qui, comme l’indique son nom, vise la planète rouge. Ensemble, les partenaires vont devoir évaluer le potentiel d’une telle mission.

La Nasa s’associe à l’Agence spatiale italienne (ASI), l’Agence spatiale canadienne (CSA) et l’Agence d’exploration aérospatiale japonaise (Jaxa). Les quatre agences vont s’unir pour élaborer le plan de la mission et déterminer quels pourraient être leurs rôles possibles. Il n’est pas exclu que d’autres agences se joignent à ce partenariat, au fur et à mesure que le projet de la mission évoluera. Selon l’Agence spatiale américaine, la mission pourrait être lancée dès 2026, si elle voit effectivement le jour. Mais quel serait exactement l’objectif poursuivi avec Mars Exploration Ice Mapper ?

Vue d’artiste de la mission. // Source : Nasa (image recadrée)

Une mission de reconnaissance

Ce projet s’inscrit dans la volonté d’envoyer des humains sur Mars. Le principal objectif de Mars Exploration Ice Mapper est de cartographier des dépôts de glace, qui pourraient être exploités par les équipages. Avec cette mission, ces emplacements pourraient être repérés à l’avance, en donnant des informations importantes comme la profondeur, l’étendue ou l’abondance de ces zones renfermant de la glace près de la surface martienne. Autrement dit, il s’agirait d’une mission de reconnaissance, contribuant à une meilleure approche des ressources in situ. Rappelons que transporter de l’eau jusqu’à Mars serait bien trop onéreux et complexe pour être envisagé.

Concrètement, la mission prendrait la forme d’une sonde placée en orbite circulaire basse autour de Mars. L’orbiteur serait équipé d’un radar, capable d’étudier les propriétés de la poussière et des roches, qu’il est important de bien cerner aussi : leur présence peut avoir des implications pour espérer accéder à la glace, explique la Nasa.

En plus de servir de ressource, l’identification des zones glacées pourrait avoir un intérêt plus scientifique : on pourrait envisager de mener des carottages de ces glaces (des forages) pour les étudier. De tels échantillons pourraient éventuellement aider à répondre enfin à la question de savoir si la planète a pu, par le passé, abriter une forme de vie microbienne et si des traces en auraient été préservées.

Plus largement, la climatologie et la géologie de Mars pourraient être améliorées par cette cartographie des glaces sur la planète. Il reste encore bien des choses à découvrir sur la façon dont l’environnement martien a évolué. Encore faut-il maintenant que la mission Mars Exploration Ice Mapper soit suffisamment réaliste dans sa mise en œuvre, ce sur quoi vont plancher les différentes agences spatiales.

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