L'Observatoire solaire et heliosphérique, ou SoHO, a 25 ans ce 2 décembre 2020. Retour sur un quart de siècle d'observations du Soleil, avec quelques-uns des chiffres les plus symboliques de la mission.

Le 2 décembre 1995, l’Observatoire solaire et heliosphérique, aussi abrégé SoHO, était lancé dans l’espace. Depuis un quart de siècle, l’observatoire étudie le Soleil, pour le compte de la Nasa et de l’ESA. L’Agence spatiale européenne fête justement les 25 ans de SoHO en orbite avec une animation, qui résume la mission en chiffres.

À l’origine, l’Observatoire solaire et héliosphérique devait cesser d’être opérationnel quelques années à peine après son lancement, en 1998. Mais le vaisseau a surpassé les attentes en continuant de fonctionner bien plus longtemps, et ce depuis une zone où il se trouve en dehors de la magnétosphère protectrice terrestre. Cela ne s’est pas fait sans incident, certes. Par exemple, le 25 juin 1998, le contact a été perdu avec SoHO lors d’une manœuvre de routine. Après trois mois d’efforts, les équipes sont heureusement parvenues à relancer la mission.

1,5 million de kilomètres

SoHO se trouve à 1,5 million de kilomètres plus près du Soleil que ne l’est la Terre. De cet endroit, la mission peut observer sans interruption l’étoile.

3 objectifs

Le lancement de l’observatoire a été motivé par 3 objectifs scientifiques principaux :

  • Déterminer le rôle de la couronne solaire, la couche la plus externe de l’atmosphère du Soleil (ce que l’on voit lors d’une éclipse totale de Soleil), et comprendre pourquoi elle est plus chaude que la surface du Soleil,
  • Comprendre l’accélération du vent solaire, ce flux de plasma éjecté par le Soleil,
  • Et étudier la dynamique et la structure internes du Soleil.

6 000 publications

Près de 6 000 publications sont désormais parues dans des revues scientifiques à comité de lecture, fondées sur les données obtenues avec SoHO.

La mission SoHO en chiffres. // Source : ESA

4 000 comètes

SoHO ne se contente pas d’observer soigneusement le Soleil. Grâce à cette mission, on a pu découvrir un grand nombre de comètes, ces petits corps célestes glacés qui se parent d’une chevelure lorsque leur orbite les amène près du Soleil.

30 000 éjections de masse coronale

Dans ses enregistrements, SoHO a pu capturer 30 000 éjections de masse coronale, décrites comme des «  sortes de nuages magnétisés qui se propagent dans le milieu interplanétaire à des vitesses allant jusqu’à 2 000 km/s » par l’Observatoire de Paris. Elles sont liées à des filaments solaires, des structures magnétiques qui peuvent s’étendre sur de grandes distances.

2,4 millions de commandes

Depuis son lancement dans l’espace, 2,4 millions de commandes ont été envoyées à SoHO. La mission est opérée depuis le centre de vol spatial Goddard de la Nasa.

20 millions d’images

À bord de SoHO, il y a 12 instruments. Plusieurs d’entre eux sont destinés à imager le Soleil. Les images obtenues par SoHO, dans diverses longueurs d’onde (de la lumière visible jusque dans l’ultraviolet), sont mises à la disposition du public par la Nasa sur un site dédié. Au total, 20 millions d’images ont été obtenues avec SoHO.

2 cycles solaires

Depuis plus d’un siècle, on sait que le nombre de taches à la surface de notre étoile semble varier de façon périodique. Un maximum est observé tous les 11 ans. SoHO a assisté à 2 cycles solaires. Fait amusant : le 25e cycle solaire vient juste de commencer, dans la 25e année de la mission de SoHO.

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