Arianespace organise dans la nuit du 1er au 2 septembre son tout premier vol partagé, avec 53 satellites à bord d'une fusée Vega.

Le lancement en résumé

  • Quoi ? Le premier vol partagé d’Arianespace ;
  • Quand ? Le 2 septembre 2020, à 03h51 du matin (heure de Paris) ;
  • Où ? Au centre spatial guyanais ;
  • Que verra-t-on ? La mise en orbite de 53 satellites.

Quelle est la mission ?

Il s’agit d’un vol partagé (« rideshare ») organisé par Arianespace, l’entreprise chargée de la supervision des vols de fusées européennes — Ariane, Vega et Soyouz — au centre spatial guyanais. C’est une première pour Arianespace : jamais l’entreprise n’avait jusqu’à présent organisé un tel covoiturage spatial, puisque la fusée utilisée pour l’occasion, une Vega, sera pleine de petits satellites.

La coiffe accueille pas moins de 53 engins, fournis par 21 clients issus de 13 pays. Ils se répartissent en deux catégories : les microsatellites, au nombre de 7, et les nanosatellites, qui sont les 46 autres. Ces engins ont la particularité d’avoir des dimensions réduites, afin de pouvoir être entassés dans la coiffe, et un poids restreint, allant d’un kilogramme à une demi-tonne.

La mission VV16 a été repoussée à plusieurs reprises ce printemps et cet été, notamment du fait de la persistance de vents exceptionnellement défavorables en altitude, au Centre spatial guyanais. Auparavant, c’est la crise sanitaire liée au coronavirus qui a obligé le port spatial européen à mettre à l’arrêt son fonctionnement. Pour début septembre, les chances de décollage sont évaluées à plus de 90 % par Arianespace.

Vega
Une fusée Vega sur son pas de tir. // Source : ESA–M. Pedoussaut

Ce type de mission ouvre un tout nouveau marché pour Arianespace, qui peut s’adresser à une clientèle différente. Mais elle offre aussi des opportunités pour des clients qui n’ont pas les moyens de s’offrir seuls un vol ou qui estiment que le coût ne correspond pas à la valeur du satellite à mettre en orbite et du service associé. D’où l’idée de les regrouper à travers des décollages communs.

«  Le marché des constellations et des petits satellites reste dynamique et cette tendance devrait se poursuivre : selon les projections du marché, 200 à 300 nanosatellites devraient être lancés chaque année au cours de la prochaine décennie, sachant que la plupart (plus de 80 %) fera partie de projets de constellations », partage l’entreprise dans son dossier de presse pour la mission VV16.

La mission VV16 doit servir de démonstration technologique. Le service de lancement des petits satellites (SSMS — Small Spacecraft Mission Service) se veut modulaire, avec des modules pouvant être assemblés selon les besoins. La durée de mission devrait durer un peu moins d’1h45, le temps pour la fusée de quitter l’atmosphère et de larguer la totalité de ses passagers.

Date du lancement

Pour celles et ceux vivant en métropole, il faudra se résoudre à sacrifier une partie de sa nuit pour assister en direct au décollage de la mission VV16. Elle se déroulera en effet dans la soirée guyanaise, à 22h51, le 1er septembre. Compte tenu du décalage horaire, cela renvoie le tir au lendemain (2 septembre) pour l’Hexagone, à 03h51 du matin. On peut difficilement faire pire. Il faudra sinon se rabattre sur la rediffusion.

Comment suivre le lancement en direct

Le lancement sera diffusé en ligne sur la chaîne YouTube d’Arianespace. Ci-dessous, la vidéo présentant l’évènement. La retransmission en direct sera ajoutée à l’article dès qu’elle sera disponible.

(mise à jour avec la nouvelle date)

Article publié initialement le 17 juin 2020

Crédit photo de la une : Arianespace

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