SpaceX a lancé le 13 juin une nouvelle fusée Falcon 9 afin de déployer de nouveaux satellites Starlink pour apporter Internet depuis l'espace. Particularité du tir : c'était le premier lancement partagé de l'entreprise, avec à bord trois satellites d'un client.

Mise à jour : mission accomplie pour SpaceX, qui réalisait là son tout premier lancement partagé de satellites. L’entreprise a correctement fait décoller sa fusée Falcon 9 et les satellites étaient en cours de déploiement autour de la Terre, dont les trois satellites de la gamme SkySat. Le premier étage du lanceur est revenu sans encombre se poser sur la barge, au large des côtes de Floride.

Aterrissage du premier étage de la fusée Falcon 9
Atterrissage du premier étage de la fusée Falcon 9, avec l’aube qui se lève aux États-Unis.
Largage des deux premiers satellites SkySat.

Quelle est la mission ?

Encore une fois, il s’agissait de poursuivre le programme Starlink, qui consiste à déployer des milliers de satellites en orbite autour de la Terre. Avec ce réseau, SpaceX entend proposer un service de connexion à Internet depuis l’espace, notamment dans les régions qui sont mal ou pas desservies par des infrastructures classiques de communication. C’est en 2020 que Starlink doit faire ses débuts commerciaux.

La particularité de ce vol, néanmoins, est qu’il s’agissait d’un lancement partagé (« rideshare »). Une sorte de covoiturage spatial, en somme. Au lieu de transporter 60 satellites Starlink, comme à son habitude, la fusée Falcon 9 n’en accueillait que 58. Les deux places libérées plus une troisième étaient attribuées à trois satellites SkySat. Ces trois engins ont rejoint les quinze autres déjà en orbite, opérés par Planet Labs.

Ces satellites sont des engins spécialisés dans l’observation de la Terre. Ils produisent des images de haute résolution, permettant de voir des objets de 50 centimètres et, selon Planet Labs, ont une capacité de revisite d’une zone à une fréquence de douze survols par jour. Les trois satellites SkySat suivants seront aussi mis en orbite par SpaceX et ce seront les trois derniers de la constellation — qui en comptera 21 en tout.

SpaceX Falcon 9
Un exemple de cliché pris par un SkySat — ici, le centre spatial Kennedy, en Floride, avec au centre la fusée Falcon 9 de SpaceX, avant son décollage vers l’ISS, avec deux astronautes à bord. // Source : Planet Lab

Autre spécificité à relever : tous les satellites Starlink sont désormais censés intégrer le plan antipollution visuelle imaginé par SpaceX, afin de les rendre moins visibles à l’œil nu. Pour cela, l’entreprise se sert de visières spéciales, tout en ajustant l’angle et l’inclinaison de ces engins. Ils seront toujours détectés par des instruments astronomiques de pointe, mais SpaceX planche sur une solution.

Avec ce vol, SpaceX dispose d’une constellation de 538 nœuds de communication — sans tenir compte des exemplaires retirés, endommagés ou perdus. La première phase du projet consiste à en déployer plusieurs milliers en orbite. À plus long terme, il pourrait y en avoir des dizaines de milliers, en orbite basse, ce qui pose des soucis d’encombrement de la zone et de collision.

Date du lancement

SpaceX a annoncé le 11 juin que le ce décollage a eu lieu le 13 juin, à 5h21 du matin, heure locale (Floride). Pour la France métropolitaine, cela a donné un tir à 11h21, le même jour.

Comment suivre le lancement en direct

Le lancement était diffusé sur le site officiel de SpaceX et sur sa chaîne YouTube. La vidéo était accessible ci-dessous :

(mise à jour de l’article avec la réussite du vol)

Crédit photo de la une : SpaceX

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