Prévu pour mars 2021, le lancement du télescope spatial James Webb risquerait d'être encore repoussé. Son envoi dans l'espace pourrait avoir lieu quelques mois plus tard, en juillet.

Le télescope spatial James Webb sera peut-être envoyé dans l’espace plus tard que prévu. Un rapport du Government Accountability Office, publié le 28 janvier 2020, indique que l’échéance qui avait été envisagée ne pourra probablement pas être tenue.

L’organisme, chargé de contrôler les comptes publics du budget fédéral des États-Unis, estime que les chances de lancer le télescope en mars 2021 sont minces. Une nouvelle date de lancement pourrait être annoncée au printemps 2020. L’appareil pourrait être envoyé dans l’espace en juillet 2021.

Le télescope James Webb. // Source : Flickr/CC/NASA/Goddard/Chris Gunn (photo recadrée)

Les coûts du projet se sont envolés

« JWST, un grand télescope déployable, est l’un des projets les plus complexes et l’une des priorités de la Nasa. Les problèmes découverts lors de l’intégration et des tests ont entraîné plusieurs retards qui ont amené la Nasa à replanifier le projet en juin 2018 », explique l’organisme dans ce rapport. Le coût total du projet est désormais estimé à 9,7 milliards de dollars (soit 8,8 milliards d’euros). En 2005, le coût du télescope était évalué à 3 milliards de dollars. Depuis, le montant est régulièrement réévalué.

Le document mentionne qu’une « évaluation détaillée des risques, des coûts et du calendrier » montre que les chances que le projet respecte l’échéance prévue pour mars 2021 sont minces (avec un indice de confiance de 12 %). Les chances de réussir le lancement en juillet 2021 sont jugées plus élevées (l’indice de confiance est estimé à 70 %).

Un observatoire spatial prometteur

La mise en service du télescope est attendue par la communauté scientifique. L’appareil est prometteur pour plusieurs raisons. Il devrait d’abord fonctionner comme une véritable « machine à voyager dans le temps » en permettant d’observer les premières étoiles et galaxies de l’univers jeune.

Surtout, cet observatoire devrait permettre d’étudier l’atmosphère des exoplanètes. L’utilisation de ses données pourrait s’avérer précieuse pour les scientifiques qui tentent de comprendre si des mondes sont potentiellement habitables. Les chercheurs devront sans doute patienter encore un peu plus longtemps si la date de lancement est bien repoussée.

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