La sonde Parker est en mission près du Soleil. Elle reçoit des particules qui composent le vent solaire. Il est possible d'entendre le son provoqué par ces impacts dans une nouvelle vidéo.

Si l’on pouvait écouter le vent solaire, quel son ferait-il ? Il ressemble un peu à la bande sonore d’un film d’horreur, si l’on en croit une nouvelle vidéo diffusée par Astronomy Picture of the Day (APOD, un site hébergé par la Nasa qui propose chaque jour une image nouvelle de l’univers) le 21 janvier 2020.

Le vent solaire est un flux de particules chargées émis en permanence par notre étoile. Il est constitué en majeure partie par des électrons, ainsi que par des neutrons et des noyaux d’hélium. Ce sont les impacts de ces particules sur la sonde solaire Parker de la Nasa que l’on entend dans la vidéo.

Le Soleil. // Source : Flickr/CC/Ianan (photo recadrée et modifiée)

Méli-mélo d’ondes

Quels sont les différents types de sons que l’on entend dans cette vidéo ?

  • Les premiers sons correspondent à ce qu’on appelle l’onde de Langmuir. On parle aussi de fréquence plasma pour désigner cette fréquence particulière à laquelle les électrons se mettent à osciller lorsque le plasma subit une perturbation.
  • On entendu ensuite des ondes de sifflement (« Whistler Mode Waves »).
  • Le dernier son ressemble à un « chirp » (« Chirping Waves »), c’est-à-dire une sorte de gazouillis.

Les bruits sont accompagnés d’une vidéo dans laquelle on aperçoit ce que « voit » la sonde solaire Parker, y compris les planètes Terre, Jupiter, Mercure et Vénus. Les images permettent de voir des rayons cosmiques puissants qui surgissent. Le vent solaire apparaît différent près de Mercure, par comparaison avec la Terre. APOD précise que des travaux sont actuellement réalisés pour comprendre d’où viennent ces différences.

La sonde Parker, lancée le 12 août 2018, doit étudier en détail la couronne solaire (la partie extérieure de son atmosphère). L’appareil, qui a atteint un record de proximité avec le Soleil à la fin de l’année dernière, devrait continuer à envoyer des données issues de ses observations.

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