La capsule spatiale de Boeing, Starliner, devait rallier la Station spatiale internationale. L'arrimage n'aura finalement pas lieu et le vaisseau reviendra sur Terre dans 48 heures.

C’est un échec à la fois pour Boeing et pour la Nasa : Starliner, la capsule spatiale de Boeing qui devait s’arrimer à la Station spatiale internationale, ne remplira pas cet objectif. Elle reviendra sur Terre dans 48 heures sans avoir rallié l’ISS, a confirmé l’AFP le 20 décembre aux alentours de 16h.

L’information a été communiqué à peine quelques heures après le lancement de la mission, à bord d’une fusée Atlas V. Sur Twitter, l’administrateur de la Nasa Jim Bridenstine a expliqué la situation. « Le vaisseau a brûlé plus de carburant que prévu pour maintenir un contrôle précis. Cela exclut un rendez avec la Station spatiale », écrit-il.

La capsule CST-100 Starliner en 2016. // Source : Wikimedia/CC/NASA/Kim Shiflett (photo recadrée)

Au cours du test, Starliner semble avoir rencontré des difficultés avec sa procédure pour se mettre sur la bonne orbite. Le problème s’est produit dans le système du véhicule qui compte le temps écoulé.

Comment devait se passer la mission ?

La Nasa a l’intention de confier un jour le transport d’équipages entre notre planète et l’ISS à des sociétés privées, ce qui lui permettrait de se concentrer sur d’autres projets (le retour sur la Lune et l’objectif martien). Boeing devait se soumettre à un protocole de test : rejoindre la Station spatiale et s’y arrimer correctement. La capsule devait ensuite rester sur place pendant 10 jours, avant de se détacher et de rentrer sur Terre sans heurts.

Pour Boeing comme pour la Nasa, l’impossibilité d’arrimer la capsule à l’ISS est une mauvaise nouvelle. Elle entache la réputation de Boeing, entreprise sur laquelle l’agence spatiale américaine compte pour s’occuper des vols habités vers l’ISS (avec SpaceX) dès 2020.

« Au début de l’année prochaine, nous allons lancer à nouveau des astronautes américains avec des fusées américaines depuis le sol américain, pour la première fois depuis le retrait des navettes spatiales en 2011 », avait déclaré Jim Bridenstine. L’incident qui a empêché Starliner de mener à bien le test pourrait avoir des conséquences pour la suite.

Crédit photo de la une : Wikimedia/CC/NASA

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