Le 20 janvier 2024, le Japon doit procéder à un alunissage. Si Tokyo réussissait, ce serait une première pour le pays.

Officiellement, c’est une mission scientifique très classique, qui a pour l’objectif d’analyser les roches présentes à la surface de la Lune. Officieusement, c’est surtout une mission qui doit permettre au Japon de rentrer dans le cercle encore très fermé des pays capables d’envoyer sans encombre un atterrisseur sur le satellite naturel de la Terre.

Un objectif vis-à-vis duquel Tokyo vient de se rapprocher franchement au cours de la journée du 25 décembre 2023. En effet, c’est à cette date que la sonde spatiale SLIM (pour Smart Lander for Investigating Moon) s’est insérée avec succès dans l’orbite lunaire. La nouvelle a été rapportée par l’agence spatiale nipponne (JAXA) dans son communiqué.

La suite des évènements ne surviendra véritablement que dans un mois. SLIM se trouve aujourd’hui sur une orbite qui l’amène tantôt à 600 km d’altitude au-dessus de la Lune, tantôt à 4 000 km. Progressivement, d’ici à la mi-janvier, cette orbite elliptique passera à une orbite circulaire de 600 km. Puis, l’orbite diminuera encore, pour viser un alunissage le 20 janvier.

Source : JAXA
Une représentation artistique de ce que souhaite faire le Japon. // Source : JAXA

Quatre pays ont déjà réussi

Un succès propulserait le Japon parmi les rares nations qui ont pu déposer du matériel sur la Lune. Jusqu’à présent, cette prouesse a été réalisée par quatre pays : les États-Unis, la Russie du temps de l’URSS, la Chine et l’Inde. D’autres États ont également tenté l’aventure, comme Israël (Beresheet) et les Émirats arabes unis (Hakuto-R / Rashid), mais ont connu l’échec.

La réussite la plus récente est signée par New Delhi au mois d’août 2023, avec la mission Chandrayaan-3. L’Inde a dû s’y prendre à deux reprises pour y arriver : sa première tentative, Chandrayaan-2, s’est soldée par une perte de contact avec l’engin à la surface en 2019. Quant à Chandrayaan-1, la mission ne comportait pas de volet au sol.

Si le Japon n’a pas encore envoyé d’atterrisseur — et de rover, encore moins — sur la Lune, l’agence d’exploration aérospatiale a déjà bouclé plusieurs missions lunaires. Elles consistaient à déployer des orbiteurs. Il y a eu Hiten en 1990 puis Kaguya / Selene en 2007. Il s’agit maintenant de franchir une marche supplémentaire, en se posant — en attendant des projets plus ambitieux encore.


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