Après Activision Blizzard, c'est au tour de Bethesda d'en finir avec GeForce Now, le service de cloud gaming de Nvidia récemment passé au stade commercial.

Le cloud gaming vit des mois compliqués. Et ce n’est certainement pas la récente décision de Bethesda qui va aider la technologie à décoller. Le 22 février, Nvidia déclare dans un court communiqué que les jeux de l’éditeur ont été retirés du service GeForce Now — lancé il y a quelques jours. Bethesda suit finalement les pas d’Activision Blizzard.

Bizarrement, un titre restera accessible via GeForce Now, à savoir le très récent Wolfenstein : Youngblood (compatible RTX pour celles et ceux qui ont opté pour la formule payante). Numerama a demandé des précisions à Bethesda sur cette stratégie compliquée à analyser et nous sommes dans l’attente d’une réponse, mais le deal RTX, qui implique un partenariat avec Nvidia, pourrait avoir pesé.

Wolfenstein : Youngblood // Source : Bethesda

Bethesda quitte GeForce Now à son tour

À cause de Bethesda, les utilisateurs de GeForce Now doivent quand même dire adieu à des titres comme Dishonored (et sa suite), le reboot de Doom, Rage 2, les Fallout, le très apprécié The Elder Scrolls V : Skyrim ou encore les derniers Wolfenstein. Les concernés pourront continuer d’y jouer par l’intermédiaire des plateformes sur lesquelles ils les ont achetés (Steam, Bethesda.net). 

Nvidia a semble-t-il anticipé la défiance de certains éditeurs. Le 20 février, à l’occasion d’un article sur l’évolution du catalogue, le constructeur annonçait : « Comme nous nous rapprochons d’un service payant, certains éditeurs peuvent choisir de retirer des jeux avant la fin de la période d’essai [90 jours]. Ils conservent le contrôle de leur contenu et décident si le jeu que vous achetez est compatible GeForce Now ou non. » On peut y voir une communication de crise sachant que Nvidia se félicite du million de joueurs ayant accepté de participer à l’aventure. En parallèle, Nvidia a indiqué que le très attendu Cyberpunk 2077 sera disponible dès sa sortie sur GeForce Now (ce sera également le cas sur Stadia). 

«  Et nous avons 1 500 jeux en attente, en provenance d’éditeurs qui partagent cette vision d’étendre le gaming PC à plus de gens », assène Nvidia qui, implicitement, condamne la stratégie de ceux qui ne partagent pas cette vision. Il n’empêche, il ne faudrait pas qu’Activision Blizzard et Bethesda soient suivis par d’autres. C’est l’épée de Damoclès qui se dresse au-dessus de GeForce Now, très dépendant des éditeurs pour exister. 

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