Alors que la PlayStation, première du nom, fête ses 25 ans, Jim Ryan, président de Sony Interactive Entertainment, s'est exprimé sur la PlayStation Vita.

Sortie en février 2012 en Europe, la PlayStation Vita fut une excellente console portable — en termes de hardware du moins. Et si on emploie volontairement le passé, c’est bel et bien parce qu’elle n’existe plus aux yeux de Sony. À l’occasion d’un long dossier consacré aux 25 ans de la première PlayStation et publié dans les colonnes de GameInformer le 3 décembre, Jim Ryan, patron de la division jeux vidéo, a enterré une bonne fois pour toutes celle qui a tenté de concurrencer la 3DS de Nintendo.

« La PlayStation Vita fut excellente sur bien des points, et l’expérience de jeu était bien, mais c’est un marché sur lequel nous ne sommes plus actuellement », indique presque laconiquement l’intéressé. Certains avaient encore des doutes ? Ils sont désormais levés : la PlayStation Vita n’est même plus sous assistance respiratoire. En mai 2018, déjà, Sony avait annoncé la fin de la production des cartouches de jeux pour la fin d’année fiscale 2018/2019, terminée le 31 mars dernier. 

PlayStation Vita // Source : Sony

Le gâchis de la PlayStation Vita

La PlayStation Vita est arrivée un an après la 3DS, mais Sony s’avançait avec quelques solides arguments. Sa PSP — première console portable de son histoire — fut un succès, certes sur le tard, et la PlayStation Vita se distinguait par une foule de technologies embarquées : un magnifique écran OLED, deux sticks, une surface tactile à l’arrière, un gyroscope et une puissance très supérieure (pour faire tourner des jolis jeux en 3D sans sourciller). En bref, elle avait tout pour proposer une expérience proche d’une PlayStation de salon, mais à l’extérieur de chez soi.

Sauf que le catalogue n’a jamais vraiment suivi. Le line-up de lancement présageait pourtant du bon, avec la présence d’Uncharted : Golden Abyss ou encore de WipEout 2048. Derrière, malgré un immense potentiel, Sony a mal soutenu la PlayStation Vita, pendant que Nintendo empilait les exclusivités de taille sur la 3DS. La firme a tenté une relance en commercialisant une deuxième génération en 2014 (plus compacte et dotée d’un écran LCD). En vain. Les joueurs ont également pointé du doigt le choix d’imposer un format de cartes mémoires propriétaires — très chères.

En termes de ventes, la Nintendo 3DS s’est écoulée à plus de 75 millions d’exemplaires. En face, la PlayStation Vita n’a même pas dépassé les 16,5 millions d’unités (selon les chiffres de VGChartz). Cet immense gâchis peut désormais reposer en paix.

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