Death Standing est désormais disponible sur PlayStation 4. On vous donne quelques conseils pour appréhender au mieux ce jeu très atypique.

Death Stranding est désormais disponible sur PlayStation 4 (en attendant un portage sur PC pour l’été 2020). Et, avec le week-end de trois jours qui s’annonce, certains d’entre vous ne vont pas manquer de passer plusieurs heures à enchaîner les livraisons dans l’univers barré d’Hideo Kojima.

Sur bien des points, Death Stranding constitue une expérience singulière, qui ne plaira pas à tout le monde. Elle nécessite de s’y mettre vraiment pour s’imprégner de l’ambiance, de l’histoire et du gameplay que plusieurs joueurs rapprocheront sans aucun doute, un peu de mauvaise foi, d’une « simulation Chronopost ». C’est pourquoi nous vous livrons (ho ho) quelques conseils pour bien débuter.

Soyez patient et prenez votre temps

Death Stranding est tout sauf un jeu qui récompense l’impatience et les courtes sessions. Il réclame du temps, sachant que les dix premières heures ressemblent à un tutoriel géant (fort heureusement, la narration est très poussée et permet de faire passer la pilule). Rien ne sert de se presser dans le jeu, hormis quand les missions demandent d’être terminées dans un temps imparti (elles sont rares). Il y a plus à gagner en navigant dans les menus pour découvrir des informations essentielles à la compréhension du monde. Tout comme il est nécessaire de bien regarder la carte pour voir le meilleur chemin à prendre (spoiler : ce n’est pas forcément tout droit).

Death Stranding // Source : Kojima Productions

Soyez concentré

Cela peut paraître évident mais, durant les nombreuses cinématiques, la concentration est primordiale, plus que dans la majorité des productions. Le titre d’Hideo Kojima s’appuie sur un casting de personnages qui ont beaucoup de choses à raconter et qui sont creusés à l’extrême. Louper une explication peut avoir de lourdes conséquences sur la compréhension générale (pas simplement de l’intrigue, très complexe car rempli d’arcs scénaristiques). Bref, quand vous jouez à Death Stranding, coupez votre téléphone portable et ne négligez aucune ligne de dialogue.

L’essentielle notion d’équilibre

Death Stranding est un jeu articulé autour de Sam, un livreur surdoué qui doit reconnecter l’Amérique en déposant des colis à bon port. Si le résumé paraît simple comme bonjour, dans les faits, c’est un peu plus complexe. Kojima Productions s’est attaché à intégrer une bonne dose de réalisme au gameplay, matérialisé par des déplacements loin d’être aisés. Tout commence par l’équilibre de Sam, régie par le poids et le placement des colis sur sa tunique. Sur ce point, on encourage à utiliser l’organisation automatique qui aide à optimiser sans se prendre la tête (il suffit d’appuyer sur Triangle au moment de la collecte).

Il est par ailleurs vivement conseillé de ne pas s’alourdir, sous peine de souffrir lors des trajets (c’est le risque en acceptant plusieurs missions d’un seul coup). De la même manière, n’oubliez pas de jeter/recycler les caisses vides (elles alourdissent pour rien). Une fois que vous êtes livré (ho ho) à vous-même en pleine nature, prêtez attention à votre équilibre (en usant des gâchettes R2 et L2) et à votre vitesse (n’allez pas trop vite). Il faut garder à l’esprit un point essentiel : une livraison sans encombre vous rapportera plus d’expérience.

Pour terminer sur ce conseil, veillez à toujours porter les objets suivants : un spray réparateur (contre la pluie), une paire de chaussures de rechange et un, voire deux, CCP (pour les constructions d’infrastructures).

Death Stranding // Source : Kojima Productions

L’importance de la communauté

Death Stranding intègre une composante multijoueur qui est bien plus utile qu’on pourrait le penser. Il ne s’agit pas d’un mode compétitif, bien au contraire. Ici, on partage le monde avec d’autres afin de rebâtir un pays ensemble (cette fameuse notion de liens, chère à Hideo Kojima). Mais attention, vous ne croiserez aucun autre joueur lors de vos balades. En revanche, vous pourrez profiter des constructions de chacun. Ponts, échelles, cordes, tyrolienne, tours d’observation, générateurs (pour recharger les véhicules et les exosquelettes)… N’hésitez jamais à abuser de ce que font les autres et surveillez votre statut de connexion dans le menu principal.

Par ricochet, il est important d’aider la communauté en plaçant judicieusement des infrastructures susceptibles d’être utiles pour la quête des autres. Outre le sentiment d’avoir réalisé une bonne action, cela vous permettra de récolter des mentions ‘J’aime’, qui font office d’expérience pour grimper en niveau. En résumé, participer à l’élan de solidarité fait progresser Sam et facilite la vie (le héros pourra porter plus et moins se fatiguer). Et, bien sûr, mettez des ‘J’aime’ dès que vous le pouvez.

Death Stranding // Source : Kojima Productions

N’ayez pas peur des combats

Les PNJ ont tendance à faire toute une montagne des affrontements. Sauf qu’ils ne sont pas aussi effrayants que cela — en partie au regard d’un gameplay simpliste. Il y a deux grandes familles d’ennemis dans Death Stranding. D’un côté, nous avons des livreurs qui ont mal tourné : on peut facilement les éviter, sachant qu’ils cesseront de vous suivre dans les zones habitées (esquivez quand même leurs projectiles électriques).

De l’autre, il y a les Échoués, des adversaires semi-invisibles qui réclament un peu plus de doigté. Quand vous entrez dans un territoire où se trouvent des Échoués, accroupissez-vous et surveillez votre radar, qui s’agite quand on se rapproche de l’un d’eux. Avancez prudemment, retenez votre respiration quand le besoin s’en fait sentir et vous vous en sortirez facilement. Un peu plus tard, vous disposerez d’un arsenal — armes, grenades — pour les affronter (si vous avez envie de les affronter). Dans tous les cas, les combats sont tout sauf insurmontables, et les Game Over sont finalement assez rares.

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