Le studio derrière Max Payne, Alan Wake et Quantum Break s'est associé à 505 Games pour Control, son premier jeu mettant en scène une héroïne.

Si on vous dit Max Payne ou encore Alan Wake alors vous répondrez probablement Remedy Entertainment, studio dont la dernière production, baptisée Quantum Break, osait mélanger du gameplay à des séquences en prise de vue réelle. Le point commun entre tous ces jeux se situe dans cette volonté de pousser la narration à son paroxysme. C’est donc pour s’inscrire dans cette lignée que Control, son projet en cours, ne dérogera pas à la règle. On a tenté de percer quelques-uns de ses secrets à la faveur d’une présentation exclusive organisée à la gamescom.

À bien des égards, Control est un jeu très mystérieux. Le pitch en atteste : dans la ville de New York, une agence est envahie par une force surnaturelle. Propulsée tout en haut de la hiérarchie à la suite de la mort du précédent directeur, Jesse doit absolument reprendre le contrôle des lieux. Voilà qui promet.

Première héroïne

Pour la première fois de son histoire, Remedy a choisi une femme pour incarner le visage de sa nouvelle expérience. « Il est question de faire des choix en fonction de ce qui peut marcher pour l’histoire », justifie le studio. En bref, c’est une décision toute naturelle. Quoi qu’il en soit, Jesse en aura à revendre pour se débarrasser des ennemis qui joncheront son aventure. Elle disposera de toute une panoplie de pouvoirs, dans le sillage de la télékinésie pour se servir des décors de manières défensive ou offensive, et d’un pistolet très spécial, car capable de mimer différents calibres. En outre, alors en lévitation, elle pourra planer, une aptitude qui ne manquera pas d’ajouter un peu de verticalité au gameplay.

Tous ces moyens de se défendre permettront à Jesse de ne manquer de rien face à des adversaires bien équipés eux aussi. Et le joueur sera amené à les combiner pour faire des ravages, avec toujours la liberté de préférer le tir pur aux compétences en fonction du moment et des envies. Toutefois, Control ne sera pas qu’une affaire d’action spectaculaire. On a assisté à plusieurs passages calmes et contemplatifs, dans lesquels Jesse avance pas à pas au-devant d’environnements qui évoluent sous ses yeux en raison des distorsions de la réalité. Ainsi, déclencher un bête interrupteur transformera un cul-de-sac en couloir. Pour l’ambiance, c’est top.

Control // Source : 505 Games

Ce type de phénomènes flippants, alimentés par une silhouette masculine géante qui ajoute de la pression lors de ses apparitions subreptices, permet à Remedy de bâtir un building rempli de choses à découvrir. Il gratifiera ainsi l’exploration d’un parfum de Metroidvania avec des zones qui ne seront accessibles que plus tard. Au milieu de tout cela s’articuleront une intrigue criblée de rebondissements et des quêtes secondaires.

On a beaucoup pensé à Quantum Break en voyant Control en mouvement et ce n’est pas uniquement à cause de la patte artistique (rendu très cinématographique et gros travail sur les éclairages — il y aura même la compatibilité avec le ray-tracing présenté par Nvidia). Dans le premier cité, le héros Jack Joyce pouvait déjà se battre avec des pouvoirs, certes liés au temps, en plus des armes traditionnelles. Pour autant, malgré ces similitudes dans le feeling global, Remedy promet que l’univers n’a rien en commun et que la structure sera totalement différente. Ce n’est pas nécessairement une critique : cela sous-entend juste que Remedy a bel et bien une griffe.

Control // Source : 505 Games

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