Un adolescent pensait faire une bonne blague aux autres passagers de son vol. Raté : son envoi d'image par AirDrop a causé l'évacuation de l'avion, et il a été refusé à bord.

Si vous n’êtes pas déjà au courant, sachez que toute une (jeune) frange de la population s’amuse à s’envoyer des mèmes et autres images drôles via AirDrop, la fonctionnalité de partage rapide des iPhone, Mac et autres iPad. Pas besoin de connaître le destinataire. Pour l’abreuver d’images, il suffit que son appareil soit à portée de signal (Bluetooth et Wi-Fi), et qu’il affiche son AirDrop à « tout le monde » . À chaque envoi, un aperçu de la photo s’affiche sur l’appareil du destinataire, qui a l’opportunité de la refuser pour qu’elle ne soit pas téléchargée sur son téléphone.

AirDrop permet de partager des fichiers entre amis ou collègues, mais aussi avec des inconnus. // Source : Numerama / Julien Cadot

Ce passe-temps est sympathique quand les utilisateurs s’en servent pour partager des images du pingouin Pingu, mais il peut rapidement dériver. L’histoire repérée par Gizmodo en est un exemple extrême. Bien installé dans un vol San Francisco-Orlando du 22 juillet aux côtés de sa mère, un adolescent a commencé à partager des images via Airdrop aux autres passagers avant le décollage. Peu après, le personnel de bord a annoncé le désembarquement de l’appareil en raison d’une «  menace urgente ». Évacués, les passagers ont dû passer un nouveau contrôle de sécurité individuel avant le décollage.

L’expéditeur des images reste à la porte d’embarquement

L’adolescent a été identifié comme la raison de l’alerte et il n’a pas été autorisé à rentrer de nouveau à bord. La raison d’après les autorités de l’aéroport, interrogées par NBC ?  Il ‘airdroppait’ des « images inappropriées ». Il aurait notamment envoyé des photos d’un pistolet airsoft à plusieurs passagers, de quoi les inquiéter d’une potentielle menace, remontée à l’équipage. Fausse alerte : selon les services de sécurité, la photo incriminée avait été prise avant le jour du décollage, dans un autre lieu que l’aéroport, et l’adolescent n’avait pas le pistolet à bille sur lui. Une telle arme ne peut guère infliger plus que des hématomes, mais elle aurait créé une panique à bord.

Reste à savoir comment le mauvais blagueur a été identifié. S’il n’a pas pris de précaution, le nom donné à son téléphone a pu s’afficher aux destinataires de ses photos, et aurait permis de facilement remonter à son identité. Pour éviter de recevoir des photos non désirées sur AirDrop et se protéger de ce genre de mauvaise farce, il suffit de faire un petit changement de paramètre.

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