La startup française Dagoma lance une plateforme ingénieuse pour Noël : elle permet de réimprimer des pièces de jouets cassés. Si la pièce n'existe pas encore, des passionnés peuvent même en créer de nouvelles.

Lorsque des jouets se cassent, le premier réflexe des enfants, et parfois leurs parents, est de l’envoyer à la poubelle. Une alternative existe peut-être désormais. L’entreprise française Dagoma a lancé ce 10 décembre 2019 la plateforme Toy Rescue, une initiative qui a pour objectif de créer des pièces détachées de jouets, grâce à des imprimantes 3D.

La startup dit avoir « répertorié les pièces les plus souvent cassées ou perdues des jouets les plus vendus ces 40 dernières années » et qu’une « équipe de designers 3D a modélisé et recréé plus d’une centaine de pièces avec un scanner 3D ». Pour l’utiliser, il faut passer par le site toy-rescue.com ou toy-rescue.fr, trouver le modèle que vous cherchez, puis télécharger gratuitement le fichier 3D, afin de pouvoir l’imprimer facilement depuis n’importe quelle imprimante 3D.

https://toy-rescue.fr/

Faire fabriquer une pièce détachée en 3D sur mesure

Si un jouet est cassé mais aucune des pièces détachées disponibles ne lui correspond, alors il est possible d’aller plus loin et demander à des designers de travailler sur une pièce de rechange, et d’emprunter l’imprimante 3D de quelqu’un proche de chez soi, membre de la « communauté des Makers » (sic), pour la fabriquer.

Évidemment, cette opération est bénéfique pour Dagoma, qui vend des imprimantes en 3D, et donc lui permet de gagner en visibilité dans le but de trouver des nouveaux clients. Mais il s’agit aussi de mettre l’accent sur le gaspillage inhérent au marché des jouets, souvent en plastique, et qui finissent généralement à la benne à ordures sans pouvoir être recyclés.

Une pièce de jouet en train d’être imprimée // Source : Dagoma

De même, l’accent est mis sur l’importance du partage et de la communication. S’il est souvent plus simple d’aller racheter un objet cassé, s’embêter à le réparer prend forcément plus de temps, mais le gain en terme d’écologie et de relations humaines est pertinent sur le long terme.

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