Aujourd’hui, Internet, c’est le tout communautaire. L’ordinateur a tellement été accusé de désocialiser l’utilisateur qu’on aurait presque l’impression que le Web soit uniquement perçu dans ses vertues socialisantes, le réceptacle d’une frustration exacerbée qui se renverserait en un mot d’ordre sur la toile : la connexion à tout prix entre les utilisateurs.

Face aux MySpace, YouTube, et Skype, s’érige aujourd’hui un site anti-social qui veut rompre avec cette injonction des temps modernes : NoSo (NoSocial). « NoSo permet des expériences offline dans lesquelles les membres de la communauté se rencontrent sans se rencontrer, parlent sans se parler, et se connectent sans se connecter. »

Le principe est le suivant : l’utilisateur crée un compte sur le site. Il ne peut y mettre son nom ou une photo mais se voit juste attribué un numéro. Il choisit alors de participer à un évènement NoSo (qui peut avoir lieu à une heure précise dans café, un parc, etc.). Une fois sur place, il lui est demandé de laisser de côté son portable, de ne répondre à un aucun appel ni texto, de ne pas écouter de musique, regarder un film, jouer à un jeu-vidéo, lire ses e-mails, engager une conversation avec un ami ou des étrangers.

Si il peut savoir combien de personnes prennent part à l’évènement en ayant vu leur numéro inscrit sur le « NoSo », il ne pourra leur adresser la parole, à supposer qu’il reconnaisse un participant parmi les passants.

Si les évènements NoSo ont principalement lieu à San Francisco, le site a été « submergé de demandes pour lancer des NoSos dans d’autres villes du monde » peut on lire sur le site, y compris Paris. « Vous voulez un NoSo dans votre ville ? Faites le nous savoir. Nous ne faisons aucune promesse… Mais sait on jamais… (les pots-de-vin sont acceptés) »

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