Susan Fowler avait dénoncé le harcèlement sexuel et la culture machiste d'Uber l'an passé. Elle sera, en septembre, en charge de la rubrique « opinions et technologie » du prestigieux New York Times.

Le New York Times a annoncé avoir embauché Susan Fowler, ancienne employée d’Uber, dans un communiqué diffusé le 23 juillet 2018. A partir de septembre, elle sera en charge de la sous-rubrique « tech et opinions » en Californie, et sera responsable de « commander — et parfois écrire — des articles sur toutes les manières dont la technologie façonne notre culture, notre économie, nos relations, nos politiques et nos loisirs », souligne le quotidien le plus lu aux États-Unis.

Travis Kalanick // Source : Wikimedia/CC/Heisenberg Media

Un billet de blog qui a fait trembler Uber

« Susan apportera à nos pages sa marque unique de courage, son esprit critique et son sens moral  », continue le communiqué. Car Susan Fowler n’est pas n’importe qui. L’ingénieure est devenue célèbre après avoir rédigé un long billet de billet de blog intitulé « Des réflexions sur une année très, très étrange chez Uber » posté en février 2017, dans lequel elle racontait son parcours d’ingénieure au sein de la plateforme de mise en relation entre VTC (véhicules de transport avec chauffeur) et clients.

Elle y décrit notamment des valeurs d’entreprise sexistes, une culture sclérosée par le harcèlement moral et sexuel, et des ressources humaines inefficaces dans la gestion de ces problèmes, bien que signalés par de nombreuses employées. Susan Fowler avait démissionné après un an au sein de la firme américaine.

Ce long post a fait le tour du monde, et a permis de lever le voile sur les pratiques douteuses d’Uber, qui ont fini par coûter son poste à Travis Kalanick, le PDG de l’entreprise. Il a depuis été remplacé par Dara Khosrowshahi, qui a pour objectif de redorer l’image d’Uber, après de nombreux scandales, que ce soit de harcèlement ou de logiciel espion ou d’accusation de vol de technologie par Google.

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