L'ACLU s'inquiète de voir Rekognition, un outil de reconnaissance faciale développé par Amazon, être mis à disposition des gouvernements. L'association estime que cela violerait les droits civiques et civils.

Rekognition : voici le nom du système de reconnaissance faciale sur lequel Amazon est en train de travailler. En novembre 2017, le leader du e-commerce avait déjà présenté cet outil, expliquant qu’il était capable de reconnaître en temps réel des visages et des textes.

Or, l’entreprise ne se contente pas de travailler sur cette technologie ; elle la met également la à disposition des gouvernement, comme celui des États-Unis.

L’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), une association à but non lucratif, a obtenu des documents dans trois États américains différents, montrant que les usages de cet outil pourraient violer les libertés civiles. L’association présente ces découvertes dans une publication sur son blog, datée du 22 mai 2018.

CC Flickr Jess Hamilton

Un outil de surveillance ?

En effet, l’intelligence artificielle de Rekognition est en mesure d’identifier, suivre et analyser des individus en temps réel, et ce jusqu’à 100 personnes par image.

« Les clients qui utilisent déjà Amazon Rekognition pour la vérification et l’identification des visages pourront bénéficier d’une précision améliorée jusqu’à 10 % dans la plupart des cas », confirmait Amazon en novembre dernier.

L’association s’inquiète de voir Amazon mener une campagne de marketing autour de Rekognition, et de voir l’usage de cet outil de reconnaissance faciale devenir un moyen de surveillance.

« Rekognition soulève de profondes questions sur les libertés et droits civils. Aujourd’hui, l’ACLU ainsi qu’une coalition d’organisations de défense des droits civils ont demandé à Amazon d’arrêter d’autoriser les gouvernements à utiliser Rekognition », demande l’union.

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