Plusieurs employés de Google ont décidé de quitter l'entreprise. Ils sont en désaccord avec le projet Maven, que la firme a conclu avec le Pentagone : créer une IA capable de classer des images prises par des drones militaires.

En avril 2018, plus de 3 000 employés de Google signaient une lettre à l’attention de Sundar Pichai, afin de demander l’annulation du projet Maven. Ils remettaient en question ce partenariat, conclu entre la firme de Mountain View et le département de la défense des États-Unis un mois auparavant.

Désormais, certains de ces signataires ont décidé de quitter l’entreprise pour continuer à protester contre cet accord qu’ils jugent inapproprié : une douzaine d’employés ont posé leur démission.

Parmi leurs préoccupations, ils s’inquiètent de voir leur entreprise proposer des ressources technologiques à des fins de surveillance militaire. En effet, Google travaille au développement d’une intelligence artificielle, capable d’analyser les images enregistrées par des drones militaires.

Des décisions jugées opaques

Les employés s’inquiètent non seulement des usages spécifiques d’une IA liée à des drones de guerre, mais plus largement des conséquences politiques que peuvent avoir de telles décisions prises par Google. Plusieurs salariés ont résumé leur décision de quitter l’entreprise, dans un document interne que plusieurs sources ont mentionné à nos confrères de Gizmodo.

Ils reprochent notamment à leurs supérieurs de se montrer moins transparents sur les décisions prises, et de moins tenir compte de leurs objections. Dans le cas du projet Maven, certains employés préfèreraient que le classement des images recueillies par les drones soit effectué par des êtres humains, et non des algorithmes mis au point par Google.

Les employés de l’entreprise ne sont pas les seuls à lever leurs boucliers contre ce projet. Des chercheurs universitaires ont publié le 14 mai dernier une lettre ouverte, pour montrer qu’ils soutiennent les employés de Google réfractaires au projet Maven.

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