Le cyberharcèlement est un phénomène de société de plus en plus répandu. Pourtant, dans les gendarmeries et les commissariats, les victimes peinent encore à porter plainte pour ces motifs. Entre des policiers non formés sur les questions du numérique et des parquets qui ne prennent pas encore assez au sérieux le problème, le chemin reste long à parcourir.

Lorsqu’elle s’est rendue au commissariat pour porter plainte, à l’été 2023, Niemesia ne s’attendait pas à entendre les policiers dire qu’ils ne savaient pas ouvrir des fichiers zip. La streameuse, qui venait pour dénoncer un problème de cyberharcèlement, se rappelle même avoir dû expliquer à un officier ce qu’était Twitter (le réseau social a depuis été renommé X).

« Je me suis sentie impuissante », raconte-t-elle aujourd’hui à Numerama. « Je voyais bien qu’ils ne me prenaient pas au sérieux.» Niemesia a dû retourner plusieurs fois dans le même commissariat afin de faire des complèments de plainte. À chaque fois, elle raconte un accueil froid, ou bien des officiers entièrement ignorants des pratiques sur Internet.

Elle n’est pas la seule. L’histoire de Niemesia illustre parfaitement les nombreuses failles dans le système judiciaire, qui permettent aux internautes de continuer leurs agissements en étant rarement inquiétés, et les lacunes dans la formation des forces de l’ordre concernant les affaires sur Internet.

Alors que le cyberharcèlement est officiellement un délit reconnu par la loi depuis 2014, les forces de l’ordre restent peu informées sur le sujet, et ne savent pas toujours comment recueillir les plaintes pour des faits ayant eu lieu sur Internet. Près de 10 ans plus tard, entre le manque de préparation des policiers, le fait que les officiers soient dépassés par le très grand nombre de plaintes, et le découragement des victimes, en France, le cyberharcèlement est encore rarement sanctionné. Pour les victimes, l’isolement n’en est que pire, et pour les auteurs, le sentiment d’impunité perdure.

Des milliers de messages d’insultes et un PDF de 800 pages

Pour Niemesia, tout a commencé en 2022. Celle qui s’est tout d’abord fait connaître sur Twitter décide de se lancer sur Twitch. Alors en pleine recherche de modérateurs pour sa chaîne, elle remarque qu’un candidat, dont le pseudo est Iziqo, se montre extrêmement insistant. En regardant attentivement son profil, Niemesia et ses proches réalisent qu’Iziqo tient des propos parfois déplacés.

« On s’est rendu compte que tous ses tweets étaient des réponses à Niemesia », raconte Pedeuka, un modérateur de la streameuse, joint au téléphone. Il se souvient de tweets admiratifs, dans lesquels Iziqo parle de son amour pour la streameuse et envisage de l’emmener en rendez-vous romantique. « Même sur le serveur Discord, il essayait toujours d’attirer son attention ». Le comportement d’Iziqo, jugé trop affectueux, n’est pas compatible avec le rôle, et sa candidature n’est pas retenue.

Après cette déconvenue, le ton d’Iziqo change sur les réseaux sociaux. « Il a commencé à avoir des tweets plus mauvais », explique Pedeuka. Iziqo est exclu du Discord, et Niemesia le bloque sur les réseaux sociaux. Une première plainte est déposée contre lui pour harcèlement, le 31 décembre 2022.

Quelques mois après, l’équipe de modérateurs de Niemesia se rend compte que son « admirateur » a réussi à revenir sur le serveur Discord, et qu’il a créé de nouveaux comptes Twitter et Instagram. Ce qu’ils découvrent les laisse abasourdis : des milliers de messages d’insultes et de commentaires sur la vie sexuelle supposée de Niemesia, mêlant racisme et appel à la violence. « Hypocrite de merde » ; « détraqué bandeuse d’arabe (sic) et hors réalité » ; « envie de lui réarranger les organes », « même avec la teub d’un arabe ou d’un noir dans la chatte en train de vous violer vous arriveriez à dire « pas d’amalgame »

L’homme surveille aussi les proches de la streameuse sur Instagram, où il épie leurs moindres faits et gestes et les insulte. Les modérateurs bloquent tous les profils qu’ils voient, révoquent ses accès au serveur Discord, et essayent d’empêcher tout contact entre lui et Niemesia — mais Iziqo arrive toujours à se glisser entre les mailles du filet et à reprendre sa traque.

Excédés, Niemesia et ses modérateurs publient un long thread sur X en août 2023, afin de faire part de leur histoire, et, ils l’espèrent, dissuader Iziqo de continuer. Alertée par les messages publiés, une connaissance du harceleur leur fait parvenir un document particulièrement dérangeant, long de plus de 800 pages.

Pendant plus d’un an, tous les jours, et de manière minutieuse, Iziqo a suivi les moindres faits et gestes de Niemesia, les rassemblant dans un fichier PDF. Le moindre tweet, le moindre like sur Instagram, le moindre message sur Discord, la moindre interaction avec d’autres internautes est soigneusement consignée dans le document, heure par heure. Il y note si les photos qu’elle publie ont été prises chez elle, ou en extérieur, indiquant ses heures de connexion et de déconnexion. L’ancienne adresse de Niemesia, ainsi que son adresse actuelle, apparaissent également dans le document. Une liste vertigineuse, que Numerama a pu consulter.

Des extraits de la liste faite par Iziqo des activités de Niemesia // Source : Numerama
Des extraits de la liste faite par Iziqo des activités de Niemesia

Des failles dans la police pour les affaires de cyberharcèlement

Depuis son dépôt de plainte initial, Niemesia est retournée plusieurs fois au commissariat. La première fois, alors qu’elle essaie d’ajouter à son dossier plus de 400 captures d’écran montrant les insultes et les messages d’Iziqo, en août 2023, elle déchante.

« Je leur ai envoyé par mail un fichier zip avec toutes les preuves, et ils m’ont dit « on ne sait pas ouvrir un fichier zip, il faut que vous reveniez avec une clé USB » », relate-t-elle. Devant leur refus d’accepter le fichier, elle est obligée de courir au magasin le plus proche, afin d’acheter une clé pour pouvoir leur transmettre les images. « Le premier policier que j’ai eu en face de moi était très sympa, mais j’ai dû commencer par lui expliquer ce qu’était Twitter avant de pouvoir expliquer mon cas », se souvient-elle.

La deuxième fois qu’elle retourne au commissariat pour ajouter des pièces au dossier, c’est pour inclure le document de 800 pages. Là aussi, les choses ne se déroulent pas comme prévu. Elle aurait été « prise de haut » par les policiers, qui auraient rechigné à prendre les nouvelles pièces, soupirant tout du long et expliquant que cela ne changerait rien, raconte un des amis de Niemesia à Numerama. Les policiers auraient refusé d’imprimer toutes les pages du dossier, et elle aurait été obligée d’insister pour qu’ils acceptent de prendre la clé USB contenant le PDF. « Lorsqu’elle est allée au commissariat, ils lui ont dit que sa plainte n’allait sûrement mener à rien », confirme un de ses modérateurs. « C’est vrai que la police est débordée, qu’ils n’ont pas trop le temps, et que la justice non plus. Mais pour une victime, c’est très dur à entendre ».

« Pour moi, ce document représente une menace. Il y a toute ma vie sur Internet, mon adresse, c’est terrifiant. J’ai dit à la police que ça m’inquiétait réellement, et on m’a répondu « les gens ont le droit de stalker [épier quelqu’un contre son gré, ndlr] »», reprend Niemesia. « Je veux bien que, dans la théorie, on ait le droit de regarder les gens sur les réseaux sociaux, mais pour moi, c’est la quantité et l’énergie déployée pour faire ça qui est inquiétante et menaçante. »

« Il y a une réelle faille en termes de cyberharcèlement. Au début, j’étais vraiment désespérée, je me suis sentie impuissante, je voyais bien qu’ils ne me prenaient pas au sérieux. C’était limite s’il n’allait pas me dire « éteignez votre téléphone et puis c’est bon ». Je porte plainte par principe, parce que c’est la procédure, mais à chaque fois on se retrouve face à une porte fermée. Je sens que les problèmes sur les réseaux sociaux sont décrédibilisés », juge-t-elle, amère.

Un commissariat de police // Source : Nicolas DUPREY - CD 78 / Montage Numerama
Un commissariat de police // Source : Flickr

Depuis son dépôt de plainte, et malgré ses retours fréquents au commissariat, elle n’a pas eu de retour sur l’avancement de sa plainte. « Je n’ai aucune nouvelle d’une quelconque enquête, aucun retour de la part de la police », regrette-t-elle. « Je vais essayer de me battre jusqu’au bout, parce qu’il n’y a pas de raison que ça reste impuni, mais je n’ai aucune piste concrète qui me permet d’être sûre qu’il va y avoir une suite à ma plainte. »

67 % des victimes qui vont porter plainte se voient refuser le dépôt

Malheureusement, Niemesia n’est pas la seule à avoir eu des déboires en allant porter plainte pour cyberharcèlement. Selon une étude conduite par IPSOS pour l’association Féministes contre le cyberharcèlement et parue en 2021, alors qu’« une victime de cyberharcèlement sur cinq déclare s’être rendue à la police ou à la gendarmerie pour porter plainte, moins de la moitié de ces plaintes (47%) ont donné lieu à des poursuites judiciaires.» Encore plus alarmant, « deux tiers (67%) des personnes qui ont fait la démarche d’aller porter plainte se sont vues refuser ce dépôt.» Le journal Libération avait également enquêté sur le sujet, et avait conclu en juin 2021 qu’il était encore très difficile pour les victimes de porter plainte pour cyberharcèlement.

Pour Laure Salmona, la directrice de l’association Féministes contre le cyberharcèlement, qui accompagne les victimes depuis 2016, il existe de très nombreux problèmes au niveau de la police concernant les histoires de cyberviolences. « Même quand les victimes parviennent à déposer plainte, celles-ci sont souvent classées sans suite sans que les victimes ne soient mises au courant. C’est les victimes qui doivent demander des nouvelles activement pour savoir où en sont leurs plaintes. »

« Au global, les violences en ligne subies par les répondantes n’ont donné lieu à une plainte suivie de poursuites judiciaires que dans 3 % des cas », indique l’étude d’IPSOS. « Et ça, ça ne veut pas dire que ces personnes sont condamnées », soulève Laure Salmona. « C’est un peu comme les cas de violences sexuelles, on dit aux victimes “portez plainte”, mais pour les personnes qui le font, c’est terrible et dur, ça finit classé sans suite, alors qu’il y a des preuves matérielles. »

Ce que l’activiste regrette, c’est également ce qu’elle appelle une « justice à deux vitesses » : « quand les victimes sont connues », ou que les histoires ont fait du bruit, « il y a des condamnations de la part de la justice ». On a pu le voir avec les condamnations des harceleurs de la journaliste Nadia Daam, de la chanteuse Hoshi, d’Eddy de Pretto, ou encore de la députée Sandrine Rousseau. « Mais quand les victimes ne sont pas célèbres, c’est plus compliqué. » Or, dans l’immense majorité des cas, le cyberharcèlement touche des personnes peu ou pas connue du grand public.

Les victimes obligées d’enquêter elles-mêmes

Comment expliquer autant de déficiences et de lacune dans les enquêtes des policiers ? Pour Laure Salmona, c’est une question de moyens et de formation — or, pour l’instant, il n’y en a pas vraiment pour les forces de l’ordre.

Selon Laure Salmona, dans l’affaire de cyberharcèlement opposant le dessinateur Marsault à Mégane Kamel, qu’il avait désignée comme cible pour ses fans, la jeune femme avait été obligée de retrouver elle-même l’adresse IP de l’un de ses harceleurs. « Elle a dû faire elle-même tout le boulot, parce que les officiers ne savaient pas le faire. C’est sûr que quand on ne sait pas retrouver une adresse IP, c’est difficile de mener une enquête sur Internet

« Il y a un manque de formation », regrette-t-elle. « Il devait y avoir des référents sur les questions de cyberharcèlement, mais dans les faits, ce sont souvent des experts en cybercriminalité, ce qui est différent. Il y a beaucoup de banalisation de ces cyberviolences. »

Il y a bien Pharos, la plateforme gouvernementale de signalement des contenus ou des comportements illicites en ligne, gérée par des policiers et des gendarmes spécialisés. Mais ce ne sont pas eux qui assurent le dépôt de plaintes, ni qui s’occupent de traiter celles déposées dans les commissariats. Pharos s’occupe de traiter les signalements effectués en ligne — et les officiers (une cinquantaine, ndlr) attachés à la structure seraient déjà largement débordés, selon Laure Salmona.

Comment est formée la police sur les questions de cyberharcèlement ? // Source : Canva
Comment est formée la police sur les questions de cyberharcèlement ?

La question de la formation est pourtant plus que jamais importante, alors que le sujet a été remis sur le devant de la scène. Après le suicide du jeune Nicolas le 15 septembre 2023, victime de harcèlement scolaire, un plan interministériel pour lutter contre le phénomène a été monté. Ses conclusions, rendues le 27 septembre, prévoient que « la formation pour tous les policiers et gendarmes sera renforcée, en ce qui concerne le harcèlement et le cyberharcèlement. »

Le problème, c’est qu’il y a très peu d’informations disponibles sur ces formations que gendarmes et policiers suivent. Ainsi, Laure Salmona ne sait « pas du tout » qui forme les officiers. « C’est difficile d’avoir des infos. À chaque fois que j’ai été en contact avec des policiers spécialisés sur ces questions, personne n’a pu trouver la liste des policiers spécialisés », note-t-elle également.

Quelle formation pour les policiers ?

Le ministère de l’Intérieur, contacté par Numerama, nous a indiqué que, « au sein de la Police et de la Gendarmerie, les problématiques du cyberharcèlement et des violences sexistes et conjugales, qu’elles soient en ligne ou non, font l’objet de différentes formations ». Ainsi, « le cyberharcèlement est abordé durant la formation initiale de la Gendarmerie : d’une part en tronc commun lors de la formation de mise en pratique « Accueil » où les élèves gendarmes sont mis en situation d’accueil sur un thème de harcèlement scolaire, dans lequel le cyberharcèlement occupe une place importante, et d’autre part lors d’une formation spécifique sur les violences sexuelles et sexistes, où les agents de police judiciaire sont sensibilisés aux cyberviolences sexistes. »

« En 2022, 44 329 policiers ont été formés aux violences conjugales et sexistes ainsi qu’à la prise de plainte dans ce genre d’affaires », et « au 1er septembre 2023, 50 555 gendarmes ont été formés aux problématiques des violences intrafamiliales et des violences sexistes et sexuelles. » Il n’est cependant pas clair combien de personnels des forces de l’ordre sont formés aux questions de cyberharcèlement — et si ce sont eux qui prennent les plaintes.

« Par ailleurs, la formation des NTech [pour Enquêteur Technologies Numériques, ndlr] au travers de la licence professionnelle UTT de Troyes permet de former des militaires permettant de conduire des investigations en milieu numérique, ce qui contribue directement à la lutte contre le cyberharcèlement et les violences en ligne ». Il existe aussi une « formation dédiée aux cyberviolences conjugales pour les policiers », notamment pour « réussir la prise en charge des victimes de violences conjugales. »

Enfin, « le cyberharcèlement et les violences sexistes sont également au programme de plusieurs formations principalement au sein du Centre National de Formation à la Sécurité Publique (CNFSP) et du Centre National de Formation à la Police Judiciaire (CNFPJ). » Au sein du CNFPJ, « tous les militaires qui participent à des stages de formation spécialisés (enquêteurs en unité de recherches, enquêtes complexes, officier adjoint police judiciaire, commandants de section de recherches, etc.) sont sensibilisés à la thématique », notamment avec des techniques sur les auditions des mineurs, et des formations « à la gestion des violences au sein de la famille. »

Les policiers « peu motivés » par les cas de cyberharcèlement ?

C’est justement au CNFSP que Samuel Comblez, le directeur des opérations de l’association e-Enfance, donne cours. L’association, qui lutte contre le harcèlement et le cyberharcèlement et gère la ligne d’écoute du 3018, est également en charge de la formation de certains agents des forces de l’ordre sur les questions de harcèlement. Cependant, comme le reconnait Samuel Comblez, ceux qu’il forme « ne sont pas forcément ceux qui prennent les plaintes ».

« On forme majoritairement des gendarmes et des membres des brigades de prévention de la délinquance juvénile », des unités spécialisées qui traitent des problèmes rencontrés par les jeunes. « On les forme notamment sur les cas d’abus sexuels sur mineurs, ou sur les questions de prostitution des enfants par rapport à l’axe numérique. »

Tous les mois, pendant 3h30, Samuel Comblez se rend à Dijon, au Centre national de formation à la sécurité publique, où il parle à une trentaine de gendarmes volontaires. Jusqu’à présent, il a formé 440 stagiaires en présentiel et 30 en distanciel, d’après les chiffres du ministère.

« Les gendarmes qu’on forme sont des professionnels très motivés, qui ont soif d’apprendre sur ces problématiques, et qui ont conscience de la situation. Il y a une vraie écoute », salue-t-il. « On leur fait comprendre les usages numériques des jeunes au quotidien, on leur montre que les enfants ont plusieurs façons d’utiliser un réseau social, et qu’il y a donc de multiples façons pour harceler les victimes sur Internet. On leur montre l’envers du décor. »

Cependant, ces gendarmes « viennent en aide ponctuellement, à la demande des familles et ils ne prennent pas les plaintes ». Au final, reconnait le formateur, « la majorité des policiers ne connaissent pas bien les problèmes de cyberharcèlement, et ils survolent ces situations. Ils ne savent pas qualifier les délits. »

« Ça ne sert à rien »

Résultat, tous les jours, l’association reçoit des messages de victimes qui disent que leurs plaintes n’ont pas été prises, ou alors, que les policiers ont seulement déposé une main courante. « Les arguments des policiers, pour refuser les plaintes, c’est que « le parquet ne suivra pas », « ça ne sert à rien », ou alors « vous allez perdre du temps ». On dissuade beaucoup les victimes de porter plainte. Mais l’inverse est vrai aussi : ce qui dissuade les policiers, c’est qu’ils ont l’impression que cela ne va servir à rien. Ils sont peu motivés ».

Pour que la situation change, selon Samuel Comblez, il ne faut donc pas seulement faire bouger les choses au niveau de la police. « Il faut aussi que les parquets instruisent davantage ces situations et qu’il y ait des sanctions. Il faut aussi arrêter de voir les violences numériques comme des sous-violences, parce qu’elles ne sont pas physiques. Le cyberharcèlement, ça tue, et c’est tout aussi dangereux que se faire harceler par un mec dans la rue. »

Depuis cet été, la dernière fois où Niemesia est allée au commissariat pour rajouter des éléments à sa plainte, elle n’a pas eu d’informations sur l’avancement de l’enquête. « Je n’ai aucune nouvelle d’une quelconque enquête, j’ai 0 contact de la personne chargée de l’affaire », regrette-t-elle. Elle ne sait pas s’il va y avoir une suite, ou même si sa plainte a été classée sans suite. Alors, faute de pouvoir faire autre chose, elle attend.

Après la publication du thread sur X dénonçant son comportement, Iziqo a tout d’abord supprimé ses comptes, et a un temps disparu des réseaux sociaux. Mais, raconte Niemesia, il a fini par revenir et recommencer sa surveillance. « Il n’est plus aussi visible, il s’est mis dans l’ombre, mais il est toujours aussi présent », raconte-t-elle. « J’ai encore découvert 2 comptes Instagram la semaine dernière, qui viennent de lui ». Elle les a bloqués, mais elle sait qu’il en a probablement déjà créé d’autres — et qu’il continue, toujours, d’alimenter son fichier PDF.


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