La régie des transports de Londres a décidé de ne pas renouveler la licence d'Uber, qui expire le 30 septembre prochain. Toutefois, en faisant appel, le service de VTC pourra continuer de faire circuler ses voitures dans la capitale britannique, le temps que son recours soit examiné.

Mise à jour du 25 septembre 2017 : comme le rapporte le quotidien britannique Sunday Times, Uber se dit prêt à faire des « concessions  » pour pouvoir renouveler sa licence à Londres. Un changement de position notable en comparaison avec la réaction initiale du service de VTC.

Article original du 22 septembre 2017 :

À compter du 30 septembre, date d’expiration de leur licence, les voitures d’Uber n’auront plus le droit de circuler à Londres : c’est ce que vient d’annoncer la régie des transports en commun de Londres (TfL), estimant qu’« Uber Londres n’est pas apte » à opérer en tant que service de chauffeurs privés en raison notamment de ses inquiétudes sur des questions de « sécurité publique ».

Uber s’est empressé de réagir en annonçant qu’il allait faire appel de cette décision, ce qui devrait lui permettre de continuer à faire rouler ses voitures à Londres tant que le recours n’aura pas été examiné.

Uber fustige au passage cette décision qui prouve, à ses yeux, que, « loin d’être accueillante, Londres est fermée aux entreprises innovantes. »

Une décision approuvée par Sadiq Khan

Le maire de la ville, Sadiq Khan, rejette fermement cette critique. Il se félicite par ailleurs du non-renouvellement de la licence d’Uber, dont la réputation londonienne est mise à mal par des accusations de viol qui auraient été commis par plusieurs chauffeurs : « Je veux que Londres soit à l’avant-poste de l’innovation et des nouvelles technologies. […] Mais toutes les entreprises opérant à Londres doivent respecter les règles et les standards élevés en vigueur – surtout quand il est question de la sécurité des clients. »

Le revers est important pour Uber. Outre les 3,5 millions d’utilisateurs et les 40 000 chauffeurs présents à Londres, le service de VTC a tout intérêt à espérer que cette décision n’entraîne pas un effet domino dans les autres pays européens.

Ses activités pourraient en effet être compliquées par la très attendue décision de la Cour de justice de l’Union européenne sur la nature réelle de son activité.

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