Toyota s'est associé à l'université du Michigan afin de concevoir un système intégré à ses véhicules capable d'anticiper un accident vasculaire cérébral. Le constructeur japonais souhaite prévenir les accidents lorsqu'un AVC affecte un conducteur.

La conduite n’est pas une activité anodine pour l’organisme, notamment en raison du stress qu’elle peut occasionner. Aussi, la législation française n’autorise pas tout le monde à prendre le volant. Il existe en particulier une liste d’affections médicales jugées « incompatibles avec la conduite automobile ». L’accident vasculaire cérébral en fait partie.

Les voitures étant toujours plus connectées et bardées d’électronique, pourrait-il être envisageable de surveiller l’état de santé des conducteurs pour prévenir certains maux ? C’est sur cette question que planche Toyota. Afin de limiter le risque d’attaque cérébrale chez les conducteurs, le constructeur japonais s’est associé à l’université du Michigan pour créer un système de surveillance intégré à l’intérieur des véhicules.

L’idée est de pouvoir prévenir le conducteur d’un AVC imminent et ainsi éviter un potentiel accident de la route.

Un algorithme intégré au véhicule

Financée par le Collaborative Safety Research Center, une structure dépendant de Toyota, l’équipe de chercheurs a d’abord travaillé sur la manière dont un tel système, capable de surveiller en temps réel le rythme cardiaque du conducteur, pouvait être intégré à une voiture.

Université du Michigan

« L’étude a duré environ sept mois et nous avons identifié les défis, les solutions potentielles, les options matérielles et les approches algorithmiques susceptibles d’être utilisées », résume Kayvan Najarian, chercheur en médecine à l’Université du Michigan.

Des capteurs dans le volant

Le projet est loin d’être achevé : en effet, deux nouvelles problématiques se posent avant de pouvoir le concrétiser. Tout d’abord, créer un système qui soit à la fois intégré au véhicule et capable de filtrer tous les bruits qui pourraient parasiter le suivi du rythme cardiaque du conducteur. Une piste envisagée est d’incorporer des capteurs dans le volant, le siège ou la ceinture de sécurité.

Comment devra réagir le véhicule en cas d’AVC imminent ?

Il restera ensuite aux chercheurs à résoudre une épineuse question : comment devra réagir le véhicule lorsqu’un AVC est anticipé par le système ? Alerter le conducteur pourrait être une source supplémentaire de stress et le pousser à prendre une mauvaise décision, à paniquer ou à faire un mouvement imprévu avec le véhicule. Le déclenchement du freinage du véhicule n’est pas non plus sans danger.

Ce n’est pas la première fois que Toyota envisage de créer un système pour laisser le véhicule prendre les commandes en cas de péril imminent : l’entreprise japonaise voudrait confier d’autorité le volant au système de bord pour éviter le risque de crash.

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