Trois ans après la Californie, l'État de New York ouvre ses routes aux voitures autonomes. Celles-ci pourront circuler dans l'État à condition de respecter certains critères d'éligibilité et d'éviter des zones précises, comme les établissements scolaires.

Les voitures autonomes vont bientôt débarquer à New York : le gouverneur de New York, Andrew Cuomo, a annoncé, ce mercredi 10 mai, qu’elles peuvent désormais circuler sur les routes de l’État. Un coup dur pour les chauffeurs de la ville qui voulaient interdire les voitures autonomes pendant 50 ans.

« Nous avons choisi une approche prudente mais équilibrée pour assurer l’intégration de véhicules autonomes sur nos routes, afin de réduire les comportements à risque, les accidents et de sauver des vies sur les routes new-yorkaises » explique Andrew Cuomo dans sa déclaration. Si 13 États américains ont déjà adopté des lois relatives aux voitures autonomes, jusqu’ici, la Californie, le Nevada et l’Arizona étaient les seuls États où elles peuvent circuler publiquement. Sur la côte Est, la ville de Pittsburgh, en Pensylvannie, autorise Uber à tester ses voitures autonomes depuis 2016.

Dès aujourd’hui, l’État de New York est donc habilité à traiter les demandes de circulation des entreprises intéressées par un test d’une durée d’un an sur les routes publiques. Les leaders dans ce domaine, qu’ils s’appellent Tesla, Uber ou Waymo, ne devraient pas tarder à déposer leur candidature pour obtenir le précieux permis du Department of Motor Vehicles (DMV), l’autorité légale en charge des véhicules automobiles. Ces sociétés doivent remplir certains critères d’éligibilité : une assurance à hauteur de 5 millions de dollars, l’envoi de rapports de circulation de ses véhicules autonomes, l’encadrement par la police d’État et sa rémunération pour la supervision des tests.

Uber demandera-t-il un permis ?

Les conditions d’essai sont semblables à celles imposées en Californie puisqu’une « personne titulaire d’un permis de conduire doit être présente au volant en permanence ».  Si le gouverneur s’est bien gardé d’indiquer quels axes routiers serait utilisés pour réaliser ces tests, on sait déjà que les zones en travaux ou à proximité d’établissements scolaires seront exclues du champ de circulation des voitures autonomes. Leur période d’essai s’étend jusqu’au 1er avril 2018 mais peut être prolongée si nécessaire.

Terri Egan, commissaire adjoint du DMV, est convaincu qu’il s’agit là d’une étape importante dans le développement de cette technologie, qui a démontré certaines limites ces derniers mois : « Bien que nous soyons tous au courant que les voitures autonomes deviendront un jour banales, la réalité, c’est qu’il nous reste encore un long chemin à parcourir avant d’en arriver là. Nous devons nous assurer que ces véhicules sont testés de manière sécurisée sur nos routes tout en offrant au public l’occasion de se familiariser avec cette technologie. »

Waymo, 2016

Uber, qui s’était livré à un bras de fer très médiatisé avec le DMV en Californie pour avoir refusé de demander un permis, se pliera-t-il cette fois à la législation ? Après avoir dû quitter San Francisco au bout d’une semaine de test, l’entreprise a finalement annoncé qu’elle allait se plier aux règles californiennes tandis que l’un de ses véhicules a fait l’objet d’un accident remarqué dans l’Arizona. Son programme de test à Pittsburgh est aussi menacé depuis peu par la ville, qui exige de plus grands efforts d’Uber en faveur des habitants.

Qui sera le premier, entre Apple, Tesla, Uber et Waymo (Google), à gagner les rues de New York ? Le patron de Tesla, Elon Musk, affirmait fin avril que le premier trajet Los Angeles-New York réalisé par une voiture autonome, sans la moindre intervention humaine, aurait probablement lieu en novembre ou en décembre 2017. Le compte à rebours est lancé.

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