Sir James Dyson, grand manitou de la tech anglaise, ouvre sa propre université pour former des ingénieurs prêts à rejoindre les rangs de sa société Dyson.

Dyson soutient financièrement les universités technologiques anglaises depuis de nombreuses années, espérant leur donner les moyens de former des ingénieurs pour son industrie d’innovation. Mais en 2017, la société et son patron, Sir James Dyson, investissent dans une nouvelle entreprise pour l’éducation : la création d’un centre de formation Dyson.

Dédiée à la formation d’ingénieurs, l’université offrira un cadre de travail permettant aux étudiants de se lier rapidement avec la société anglaise. Les étudiants seront par ailleurs payés, s’ils réussissent l’examen d’entrée, jusqu’à 16 000 £ par année. Les frais de scolarité seront, eux, pris en charge par la société.

James Dyson
James Dyson

La formation des futurs ingénieurs Dyson sera composée de quatre jours de travail dans les laboratoires de recherche de l’entreprise et d’un jour de cours.Le fondateur insiste auprès de The Times sur la nécessité pour les étudiants de se lier avec la société et ses ingénieurs.

« En théorie, ils auront un emploi à la fin de leurs études, aucune dette et peut-être ce qui compte le plus, ils auront vécu avec des personnes enthousiastes et avec une vocation à aider à résoudre de grands problèmes  », explique le leader de Dyson au quotidien anglais.

La création de cette université en dehors du système de formation traditionnel fait suite à la nouvelle loi de Jo Johnson, le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche britannique. Nous avions expliqué que cette dernière permettrait à des entreprises de créer leurs propres diplômes ainsi que leurs centres de formation dédiés avec le soutien de l’État.

Ainsi, à l’école Dyson, les étudiants qui auront passé quatre ans sur les bancs de l’université obtiendront, s’ils réussissent, un diplôme d’ingénieur de l’Université de Warwick.

À lire sur Numerama : Vers des diplômes décernés par Google ou Facebook en Grande-Bretagne  ?

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