Volvo et Autoliv ont conclu un partenariat pour améliorer la sûreté des voitures autonomes. Le constructeur suédois a un objectif très ambitieux pour les années à venir.

C’est une promesse culottée. Dans un futur pas si lointain, les voitures autonomes ne seront plus impliquées dans des accidents mortels car elles arriveront non seulement à analyser précisément ce qu’il se passe sur la route, de manière à réagir avec célérité à toute situation inattendue, mais aussi à communiquer les unes avec les autres, de façon à anticiper certains évènements, comme la formation d’un bouchon.

Cette promesse, c’est Volvo qui l’a faite. Pour le constructeur suédois, il est possible de faire franchir à la sécurité routière un pas décisif de sorte de ne plus avoir de morts sur la route en 2020. Plus exactement, l’industriel estime qu’il n’y aura plus de tués ou de blessés graves dans ses automobiles lorsque le système de bord de ses véhicules sera équipé d’un outil de conduite autonome.

À lire sur Numerama : Volvo vise zéro mort avec ses voitures autonomes en 2020

Pour parvenir à cet objectif vraiment très ambitieux, Volvo ne compte pas se reposer uniquement sur ses seules forces. Le groupe a choisi de s’allier avec une compagnie, également suédoise, Autoliv, dont la spécialité est la conception d’équipements de sécurité pour la voiture. De ce partenariat est née une coentreprise qui compte 200 salariés pour le moment, avec l’objectif de monter à 600 dans les prochaines années.

La société Autoliv a reçu une certaine attention médiatique l’an passé quand elle a fait la démonstration d’un système de freinage, baptisé freinage Torricelli. Un dispositif situé sous la voiture consiste à plaquer sur le sol une ventouse pour réduire très fortement la distance nécessaire pour immobiliser le véhicule quand celui-ci roule à vive allure. Les gains de distance seraient de 40 % pour un véhicule filant à 70 km/h.

Encore en phase de test, une telle technologie pourrait s’avérer fort utile à Volvo pour aider la voiture à s’arrêter sur une très courte distance, notamment en ville, où le conducteur est susceptible d’être pris pas surprise si un enfant surgit sur la route. Le système Torricelli ne peut de toute façon pas fonctionner au-delà de 70 km/h, mais cela suffit amplement pour couvrir de nombreuses situations.

Volvo, comme d’autres industriels, s’intéresse depuis quelques années à la conduite sans conducteur. La société a fait en 2012 une démonstration d’un convoi de véhicules circulant très près les uns dans autres. En 2015, elle a fait savoir qu’une flotte un millier de voitures a été sollicitée pour tester de communication entre automobiles. En 2017, cent voitures seront mises sur les routes de Suède pour tester la conduite autonome.

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