Une équipe d'ingénieurs et de dermatologues a créé une IA capable d'identifier différents types de cancers de la peau. Les résultats obtenus sont prometteurs.

Une intelligence artificielle (IA), développée par une équipe de scientifiques de l’université de Stanford, a appris à identifier différents genres de cancers de la peau. Au début, le groupe de chercheurs, qui a publié l’étude sur Nature, s’est appuyé sur une intelligence artificielle fournie par Google spécialisée dans le processus d’apprentissage par la classification d’images.

Cette opération analyse plus de 130 000 images

Ensuite, à travers l’étude d’environ 130 000 images prises sur le web, l’IA a pu apprendre les différences et les affinités entre 2 032 genres de maladies de la peau différentes. Brett Kuprel, co-auteur de la recherche, explique : « Il n’y avait pas un grand ensemble de données sur le cancer de la peau pour pouvoir éduquer nos algorithmes, du coup on a dû en créer un. Nous avons recueilli des images sur Internet et collaboré avec la faculté de médecine pour réaliser une bonne taxonomie à partir d’un ensemble de donnés désorganisées […] »

La dernière phase du projet concernait un véritable défi de reconnaissance entre l’IA et 21 dermatologues. Ces derniers avaient bien identifié des tumeurs malignes et des tâches bénignes respectivement 95 % et 76 % du temps. De son côté, l’IA a obtenu des résultats surprenants, en identifiant les cancers 96 % des fois et les lésions cutanées avec 90 % de succès.

Crédits : Nature Communications

Andre Esteva, l’un des chercheurs, affirme : « Nous avons réalisé une IA très efficace qui peut apprendre à travers des données. Au lieu d’écrire des codes informatiques pour chercher spécifiquement quelque chose, vous laissez tout faire à l’algorithme. »

Avec ce début prometteur, les scientifiques espèrent pouvoir développer une application pour des appareils mobiles, afin que les gens puissent l’utiliser pour avoir un traitement rapide à un prix accessible. Ils tiennent aussi à souligner que cette future application ne se substituera pas au travail des médecins.

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